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Soyons clairs, la gastronomie allemande ne se résume aux saucisses et à la bière. Si vous êtes en Allemagne pour quelques jours et si vous décidez d’aller au restaurant, vous risquez de rester perplexe face au menu. Voici donc  une explication des incontournables de la gastronomie allemande. Qui sait, cela vous donnera peut-être envie de cuisiner « allemand » !

Les plats les plus connus

Les saucisses (Wurst, en allemand). Il en existe plus de 1500 variétés. Parmi elles, on peut nommer la «Rindswurst» (à la viande de bœuf), la « Leberwurst » (à base de foie ou de sang),  la «Weißwurst» à base de veau, que l’on fait bouillir, la « Bratwurst » (à base de porc et de veau), et les saucisses de différentes villes et régions telles que Nuremberg, Francfort ou de l’Etat libre de Thuringe.

La Currywurst (littéralement, saucisse au curry). Cette spécialité berlinoise est un plat qui se mange sur le pouce. Il s’agit de saucisses de porc chaudes, coupées en morceaux, accompagnées d’une sauce ketchup au curry. Elles  sont servies avec des frites ou du pain.

Les bretzels. Une sorte de pain poché dans une solution de bicarbonate de soude, en forme de nœud ou de bras entrelacés et recouvert d’éclats de gros sel.

La choucroute (Sauerkraut).  C’est un plat composé de chou finement coupé , soumis à lacto-fermentation dans une saumure. Il ne faut pas la confondre avec la choucroute garnie, accompagnée par exemple de saucisses et de pommes de terre, qui, elle, est alsacienne (si c’est celle-ci que vous voulez commander en Allemagne, il faudra parler de  garniertes Sauerkraut).

Ce qu’il faut savoir sur la bière

La bière est une véritable institution en Allemagne. De nombreux lieux et fêtes y sont consacrés , tels que les Biergärten, où s’installent les Allemands à l’arrivée des beaux jours, et les fêtes de la bière (l’Oktoberfest de Munich étant la plus connue). La fabrication de la bière perdure depuis le Moyen Age.

Blanche, brune ou blonde, il y en a pour tous les goûts, d’autant qu’il en existe aujourd’hui plus de 5 000 variétés.  Elles sont classées par densité, mais aussi par type : de basse fermentation (la Bock, la Dunkel, la Lager) ou de haute fermentation (la Berliner Weisse, la Weissbier).  La pils, bière blonde houblonnée, connait un immense succès – elle représente 70% du marché.

Les Imbiss

Les Imbiss sont des stands de vente de nourriture dans les  rues et peuvent également être de petits restaurants avec des places assises. C’est l’endroit  où l’on peut se restaurer rapidement, sans se ruiner, mais aussi se retrouver entre amis. On s’y régale de Currywurst, de Kebab, mais aussi de pizza et d’autres mets plus exotiques. Il y en a des milliers autour de Berlin. On en trouve aussi dans toute l’Allemagne. Chaque quartier a le sien.

Les spécialités allemandes  et autrichiennes

Les Knödel. Une spécialité autrichienne à l’origine, que l’on va retrouver surtout dans le Sud de l’Allemagne.  Ils sont constitués d’une pâte formée d’ingrédients variables (pain, pomme de terre ou semoule) et éventuellement fourrés, au lard ou au fromage par exemple. La pâte est façonnée en boules, qui sont cuites à l’eau bouillante. Ils peuvent être salés ou sucrés (aux prunes, par exemple).

Les Schnitzel.  Plat traditionnel autrichien constitué d’une fine tranche de viande enrobée de chapelure frit. Appelé Schnitzel Wiener Art en Allemagne, ce plat vient à l’origine d’Italie (de Milan).

Les Spätzle. Ils sont faits d’une pâte à base de farine, d’œufs, de sel et d’eau, que l’on fait bouillir.

Le Schweinebraten, soit « rôti de porc ». C’est l’un des plats gastronomique traditionnels de la cuisine bavaroise, servi avec une sauce de bière foncée. Lorsqu’il est servi chaud, il est généralement accompagné de chou rouge, de choucroute ou de salade de chou et de pain.

Les pâtisseries

La Schwarzwälder Kirschtorte (« forêt noire »). Cette génoise au cacao est fourrée de cerises au sirop et de crème chantilly. Elle est recouverte de copeaux de chocolat et de crème chantilly.

Le Lebkuchen. Sa texture est proche de celle du pain d’épices. C’est un biscuit traditionnel. Sont vendus en Allemagne de nombreux Lebkuchen en forme de cœur. Porteurs d’un message, ils sont à offrir ou servent à décorer.

Les Berliner. Ce sont des gros beignets fourrés à la confiture.

Le Stollen, ou encore Christstollen. Ce pain aux fruits secs et confits farci de pâte d’amande est consommé pendant la période de l’Avent. Il s’agit donc d’un gâteau de Noël. Cette tradition remonte au XIVème siècle.

L’Apfelstrudel.  Il s’agit d’une pâte feuilletée fine et fourrée de gros morceaux de pommes acidulées et de raisins secs. Le tout est accompagné de cannelle, et servi chaud avec de la crème fraîche. A l’origine, l’Apfelstrudel vient d’Autriche. On en déguste aussi en Alsace, dans le Nord de l’Italie, et en Europe Centrale.

Les différents repas en Allemagne

Traditionnellement, le petit déjeuner est salé puisqu’il se compose de charcuteries et de fromage.

Le repas du midi est généralement copieux, se compose de viande ou de saucisses, de pommes de terre et de légumes.

Le repas du soir est léger. C’est un repas froid, pris vers 18h et constitué de pain, de fromage et de charcuteries. Il ressemble donc au petit-déjeuner.

Quelques adresses « allemandes » à Paris 

  • Le Stube

Un snack allemand où vous pourrez déguster des spécialités allemandes sucrées et salées, sur place ou à emporter.

Prix : La Currywurst est à 4,90€, la choucroute à 9,50€.

31, rue de Richelieu 75001 Paris

http://www.lestube.fr/

  • Der Tante Emma-Laden

La seule épicerie de gastronomie et de tradition allemandes à Paris. Vous y trouverez un vaste assortiment de produits et spécialités d’Allemagne, d’Autriche, mais aussi des ouvrages thématiques sur l’Allemagne et une sélection de petits objets et d’accessoires de décoration. Il est possible de commander en ligne.

Marché de la Porte Saint Martin – 31/33 rue du Chateau d’eau – 75010 Paris

http://www.tante-emma-laden.fr/

  • Le Café Titon

Un café proposant un large choix de cocktails, où vous pourrez également grignoter une currywurst frites à 5,50€, accompagnée d’une bionade (limonade bio) à 3,90€. Ce café ravira les germanophiles parisiens : des événements et des soirées allemandes y sont souvent organisés.

34, rue titon
75011 PARIS

http://www.cafetiton.com/2008/11/concept.html:

Liens :

En savoir plus sur la bière en Allemagne

Cuisinez des recettes allemandes

Un article sur la gastronomie allemande (site Internet complet sur l’Allemagne)

La cuisine régionale en Allemagne (en anglais)

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Ces dernières années, une question assassine est venue bouleverser l’un des grands pans de la culture française : qu’en est-il de notre gastronomie française ? Vous savez, cette cuisine reconnue universellement et depuis si longtemps qu’elle représente une institution à nos yeux comme à ceux du reste du monde. Une cuisine qui allie un savoir-faire ancestral à des produits d’une qualité exceptionnelle, à la fois savoureux et goûtus.

Il faut d’abord se demander quelle est véritablement la différence entre gastronomie et cuisine. Par le biais de la cuisine, l’être humain cherche à déterminer les techniques lui permettant de préparer l’ensemble des aliments qui l’entoure. Grâce à la gastronomie, il veut surpasser ces règles et cherche les différents modes de consommation parfaits pour ces mêmes aliments.

Pour ceux qui douteraient encore de la passion qu’éprouvent les français à l’égard de la gastronomie, je ne peux que leur conseiller de faire un simple test : qu’ils se rendent sur la page Wikipédia française consacrée à la gastronomie et qu’ils visitent ensuite ses consœurs anglaise, espagnole, italienne, hollandaise, etc. La comparaison est éloquente. Les français mêlent les mots « art », « science », « luxe » et « philosophie » à un descriptif historique très autocentré, il faut tout de même le reconnaitre. Les autres nationalités proposent quant à elles une description toute sommaire, à l’exception de la version espagnole qui offre aux lecteurs des liens pour découvrir l’ensemble des gastronomies mondiales. N’est-ce pas déjà là, un signe de grande différence culturelle ?

Se demander où en est la gastronomie française, c’est un peu se poser la question de l’état de la culture française. Un peu comme si on faisait le bilan du cinéma français ou du nombre de touristes étrangers qui viennent admirer la tour Eiffel, l’Arc de triomphe, les falaises d’Etretat ou la Côte d’Azur. Se demander où en est la gastronomie française, c’est, finalement, se demander où en est la France.

La grande cuisine n’est plus exclusivement française, on le sait depuis bien longtemps. Les produits de grande qualité peuvent se trouver n’importe où dans le monde (l’art de la nouvelle cuisine est d’ailleurs de savoir les dénicher) et le savoir-faire ancestral est universel, il faut le reconnaître. La cuisine italienne tient bon la barre, l’espagnole n’a jamais été aussi bien réputée, le Royaume-Uni propose un nombre impressionnant d’émissions télévisées consacrées à la cuisine, grâce entre autres, aux chefs Jamie Oliver et Gordon Ramsay (3 étoiles au Guide Michelin). Et les autres pays ne sont pas en reste !

Cauchemars en cuisine

Alors quid de notre grande « bouffe » ? Il est difficile de donner un avis objectif et tranché sur la question. En jetant un œil aux cinq derniers classements de Restaurant Magazine, revue britannique réputée qui publie chaque année une liste des 50 meilleurs chefs cuisiniers du monde, les sentiments sont partagés. En effet, si depuis 2007, la France reste, en moyenne, le pays qui compte le plus grand nombre de restaurants au classement et cela avec une bonne avance sur nos voisins espagnols ou italiens (véritables concurrents en termes de nombre de chefs classés), la première place n’est plus française depuis longtemps.

En 2008, le premier restaurant français se classait 3ème. Pas mal dira-t-on. Oui mais… En 2009, la chute est douloureuse : la première apparition gauloise se fait en 7ème position et stagne autour de la dixième depuis lors (11ème en 2010, 9ème en 2011).

Cette année, la pole position est tenue par un chef… danois ! René Redzepi, chef au restaurant Noma à Copenhague, a obtenu pour la seconde année consécutive la reconnaissance de ses pairs.

La médaille en chocolat

Déjà, les défenseurs de la culture française s’écrient : « Oui, mais nous sommes le premier et seul pays dont la gastronomie est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce n’est pas rien tout de même ! ». Soit, il est vrai que, depuis 2010, notre cuisine est inscrite au patrimoine mondial. Cette initiative avait d’ailleurs été marquée par le soutien notable de la part de nombreux chefs français dans cette démarche : 300 à 400 signatures de chefs, parmi lesquels de nombreuses célébrités (Paul Bocuse, Alain Ducasse, Pierre Troisgros, Marc Veyrat, Michel Guérard …).

« Le repas fait partie profondément de l’identité des Français », explique Jean-Robert Pitte, président de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, qui a porté le dossier pendant trois ans. « Ça existe dans bien d’autres pays. Mais nous avons une certaine forme de gastronomie, avec ce mariage mets et vins, cette succession de plats, cette façon de mettre la table, d’en parler, qui sont spécifiquement français ».

Car plus que le contenu de nos assiettes, le comité note avant tout que la gastronomie française relève d’une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes. Et c’est là que le bat blesse. En quoi un repas espagnol, italien, allemand, anglais ou de toute autre nationalité ne relève pas d’une pratique sociale identique à celle décrite ci-dessus. Il faut bien se l’avouer, ce classement au patrimoine, n’importe quel pays pourrait l’obtenir sur simple demande.

Le sot-l’y-laisse

Pourtant, en y regardant de plus près, il serait idiot de tracer un trait définitif sur la réputation de notre cuisine et sur sa représentation dans le monde.

Le Monde a publié en 2009 une enquête réalisée par ses soins auprès de diplomates de France à travers le monde. 110 ambassadeurs ou chefs de missions diplomatiques ont répondu à 165 questions portant sur la présence de la cuisine française dans le pays où ils se trouvent. 66% d’entre eux estimaient alors que notre cuisine restait une référence vivante et 13% qu’elle était porteuse d’avenir. Selon 80% d’entre eux, celle-ci représente une « image de référence » mais 10% notaient qu’elle était « prestigieuse mais passéiste ».

La donnée particulièrement intéressante est celle du nombre de restaurants français dans les pays de résidence des ambassadeurs. Pour 66%, celui est resté « stable » ces trois dernières années et 30% indique même une augmentation. 41% de ces établissements sont tenus par des chefs français ou des individus du pays formés en France (29%).

Cette étude se conclue sur la présence des produits gastronomiques français qui sont largement représentés (dans 94% des cas), avec sans surprise, une présence majoritaire des vins (38%), des produits de  boulangerie (33%) et pour finir de l’épicerie fine (29%).

Le constat est donc plutôt positif et rassurant.

Un goût amer

Malgré cela, quelques individu continuent à pourchasse la cuisine française, à l’instar de l’américain Michael Steinberger qui, dans son enquête La cuisine française, un chef-d’œuvre en péril, passe au hachoir la grande cuisine français. « Fatigués », « figés », « crispés », les cuisiniers en prennent plein la poire. Il n’est malheureusement pas le seul à faire ce constat. On espère malgré tout qu’il ne s’agit là que d’une passade et pas d’un reflet de la mentalité française, mondialement connue pour sa capacité à se replier sur soi-même, à rester sur ses acquis et à s’auto-congratuler.

Quelques liens intéressants :

Site de la revue Restaurant Magazine
Liste des « 50 Best Restaurants » de Restaurant Magazine
Article sur les « 50 Best Restaurants »
Article du Figaro sur la réputation de la cuisine française dans le monde
Entretien avec Michael Steinberg
Entretien avec Alexandre Cammas, créateur du Grand Fooding
Article du Figaro sur l’inscription de la gastronomie française à l’Unesco
Texte d’inscription du repas gastronomique français à l’Unesco
Article sur la meilleure cuisine européenne
 

Vidéo de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’état chargé du Tourisme, sur la gastronomie française

 

Votre visite de Grenade, ville mythique d’Andalousie, ne serait pas complète si vous n’alliez pas déguster des tapas, hors-d’œuvre espagnoles servies en petites rations. Les tapas sont riches et variées à Grenade : escargots en sauce, pommes de terres a lo pobre, poissons panés, migas et brochettes de viande font partie de la culture culinaire andalouse.

De plus, pas besoin de payer les tapas à Grenade : elles sont servies gratuitement avec la boisson dans n’importe quel bar de la ville. Aller manger des tapas avec ses amis est de rigueur en Andalousie, de jour comme de nuit.

Si vous voulez vous initier au tapeo grenadin, l’Albaicín, Campo del Príncipe ou la calle Elvira sont des endroits incontournables.

Toutefois, les tapas ne font pas toute la cuisine de Grenade. Les influences chrétiennes, juives et arabes font la richesse et l’originalité de la gastronomie grenadine avec notamment l’introduction du miel et des épices. Parmi les spécialités typiques de cette ville, nous pouvons citer la olla de San Antón, traditionnel pot-au-feu, l’omelette tortilla del Sacromonte et le Remojón, salade de morue et d’oranges.

Si vous êtes amateurs de tapas et autres spécialités andalouses, voici une liste des meilleurs bars de la ville :

  • Bodegas Espadafor : Calle Darro (près de Vía Colón). Ouvert de 14h à 16h et de 20h jusqu’à l’aube.
  • Los Diamantes : Calle Navas, 26. Ouvert de 20h jusqu’à l’aube.
  • Ermita : Avenida Doctor Oloriz, 25 (Plaza de Toros). Ouvert de 21h jusqu’à l’aube.
  • Bodegas Castañeda : Calle de Almireceros, 1. Ouvert de 11h30 à 16h et de 19h jusqu’à l’aube.
  •  Café Elvira : Calle Elvira, 85. Ouvert de 13h30 à 1h15 du matin.

Pour en savoir plus, voici quelques liens sur la cuisine andalouse en français et en espagnol :

Une cuisine riche et variée (français)
Tous les secrets de la cuisine andalouse (espagnol)
Trouver les meilleures adresses à Grenade (espagnol)
 

Une recette simple pour faire les croquettes de jambon chez vous (en espagnol) :


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