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Qui a-t-il de plus nombreux que les stations de Métro à Paris ?  Ne cherchez pas,  il s’agit des cafés tout simplement.   Il faut dire que son apparition dans la capitale ne date pas d’hier…

Un long passé derrière lui…  

C’est au XVIIème siècle et plus précisément en 1674 qu’apparaît le premier café parisien, rue de Tournon puis rue de l’Ancienne Comédie sous le nom de Café Procope. Lassé des cabarets pleins d’ivrognes qui remplissaient le Paris de l’époque, Francesco Procopio voulu créer en ce lieu un endroit pour les gentilshommes et intellectuels de son temps où le café élèverait leurs esprits et stimuleraient leurs conversations. Dès lors, le café est devenu un phénomène à la mode et en 1700 on en comptait déjà 300 dans la capitale. Le Procope quant à lui restera l’illustration même du café littéraire où se côtoient les philosophes des Lumières, de Diderot à Voltaire en passant par Rousseau et Montesquieu. Cet illustre lieu existe encore sous les traits d’un restaurant gastronomique.

 « Ce café avait une arrière chambre, aujourd’hui historique. C’était là que se rencontraient parfois à peu près secrètement des hommes tellement puissants et tellement surveillés qu’ils hésitaient à se parler en public. C’était là qu’avait été échangé, le 23 octobre 1792, un fameux baiser entre la Montagne et la Gironde…» Victor Hugo, Quatre-vingt Treize

 Un peu plus de deux siècles plus tard, ce sont les artistes, peintres et poètes bohèmes, célèbres écrivains déchus de tous les horizons viennent échanger leurs idées et refaire le monde dans ces mêmes lieux.  Aujourd’hui encore, plusieurs de ces cafés perpétuent cette tradition artistique et littéraire par le biais de prix littéraires.

Des défilés à tous les coins de rue

 L’une des caractéristiques spécifiques du café parisien réside dans sa terrasse. Comme pour assister à un défilé, les chaises sont disposées face à la rue de telle sorte que les clients peuvent voir les passants et que les passants peuvent voir les clients assis. Plus qu’une habitude française, c’est bien à Paris que ce phénomène est le plus présent.

Mais pourquoi est-il si Frenchy ?  

Vous l’aurez compris, le çafé parisien n’est pas un lieu comme les autres. Il est le témoin de l’histoire, la mémoire encore vivante de la richesse culturelle nationale. Lieu de rencontre et de convivialité pour certains, lieu de débat et questionnement pour d’autres. Ce qui est sûr c’est qu’un Parisien se sentirait bien perdu sans son café du coin. Les cafés sont devenus en effet des lieux représentatifs de l’identité nationale qu’il ne faut surtout pas oublier de visiter !

Pour en connaître plus sur l’histoire des cafés et bistrots, cliquez ici.

Les adresses des grands classiques :

Le Procope : 13, Rue de l’Ancienne Comédie, 75006 Paris. Metro Odéon.

Le Café de Flore : 172 Boulevard Saint-Germain, 75006 Paris. Metro Saint-Germain-des-Prés.

Les Deux Magots : 6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris. Metro Saint-Germain des Prés.

Un café pour cinéphile :

– Café des Deux Moulins à Montmartre pour revisiter Amélie Poulain : 15 Rue Lepic, 75018 Paris. Metro Blanche.

Un café atypique venu d’Orient :

– Café Maure de la Mosquée de Paris : 39 Rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris. Metro Censier-Daubenton.

Pour trouver d’autres cafés dans Paris,  cliquez ici.

Article de Camapima Adagpavi

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Avant d’aller voir un match, il faut d’abord se procurer le précieux sésame qui vous permettra de franchir les portes du stade : le billet. Si en Angleterre, il est indispensable de passer par le marché noir pour dégoter des billets pour assister à un match d’une équipe du Big 5 (Manchester United, Liverpool, Arsenal, Chelsea et Manchester City), voire pour des matchs d’équipes plus modestes contre les équipes citées précédemment, cette tâche s’avère nettement plus simple en France. En effet, en achetant ses billets sur internet le jour de l’ouverture des locations ou en attendant patiemment devant les guichets du stade, il est la plupart du temps possible de trouver des billets, et ce même pour les plus grandes affiches du type Paris Saint Germain – Marseille ou Olympique Lyonnais – Lille.

En effet, il n’existe pas un stade en France où tous les sièges sont occupés par des abonnés à l’année et la fréquentation ainsi que le taux de remplissage des stades sont bien inférieurs à la moyenne anglaise. Cette fréquentation moindre est notamment due à la culture footballistique française, plus « suiveuse » que la culture anglaise. Il semblerait que le football en France ait été inventé en 1998, après la que l’équipe France a remporté la coupe du monde. Si le football en France n’avait pas suscité autant d’intérêt auparavant, c’est également en raison des piètres performances des clubs français en coupe d’Europe (1 seule Ligue des champions remportée par Marseille en 1993 et une seule Coupe des coupes gagnée par le Paris-Saint-Germain en 1996)  et du maigre palmarès de l’équipe nationale (un seul championnat d’Europe remporté en 1984). Il faut également ajouter que la France possède l’image d’une nation de « beautiful losers » en matière de football. Les clubs français ou l’équipe nationale sont souvent arrivés près du but, sans pour autant l’atteindre (se souvenir des finales de Coupe d’Europe perdues par Reims, Saint-Etienne, Marseille, Bordeaux, le Paris Saint-Germain, Monaco, Bastia mais également du grand « drame » du football français : France-RFA à Seville, en demi-finale de la coupe du monde 1982. Les français menaient 3 buts à 1 durant les prolongations avant de se voir rejoints et de finalement perdre la rencontre aux tirs au but). C’est pourquoi l’exploit de 1998 généré un engouement et un intérêt pour ce sport sans précédent. Intérêt qui a bien diminué depuis, en raison des déboires de l’équipe de France à l’Euro 2008 et à la coupe du monde 2010. Du coup, la fréquentation des stades s’en ressent énormément.

Le football en Angleterre occupe une place autrement particulière. Tout d’abord, ce sont les anglais qui ont codifié les règles de ce jeu. Ensuite l’Angleterre possède le plus vieux championnat du monde, crée au 19e siécle, la plus vieille compétition à élimination directe du monde (la FA Cup), la plus vieille fédération, la plus vieille sélection nationale et le plus vieux club de football professionnel : le Sheffield FC. Le palmarès de l’équipe nationale a beau être maigre (1 seule coupe du monde en 1966), celui des clubs est ahurissant. Pour se donner une idée, le club de Nottingham Forest a remporté à lui seul deux fois plus de Ligues des champions (appelée Coupe des champions à l’époque) que l’ensemble des clubs français. Last but not least, les anglais restent fidèles à leur équipe, qu’elle se trouve sur le toit de l’Europe ou dans les bas-fonds de la huitième division professionnelle.

En ce qui concerne le prix des places, force est de constater que l’écart est conséquent entre la France et l’Angleterre. Cette différence s’explique par la hausse des prix stratégiquement orchestrée dans le but de lutter contre le hooliganisme, qui a gangréné le football anglais, notamment durant les années 80. L’exemple le plus tragique de ce phénomène est le drame du Heysel, qui a eu lieu le 29 mai 1985. Ce jour-là, Liverpool affrontait la Juventus de Turin en finale de la coupe d’Europe des clubs champions et 39 personnes perdirent la vie après une charge des supporters anglais sur leurs homologues italiens. Dès lors, des mesures drastiques ont été prises, à commencer par une hausse significative du prix des billets afin de débarrasser les stades anglais des hooligans, en présumant que ces derniers appartenaient aux classes les plus modestes. C’est pourquoi il vous faudra débourser au minimum 35 Livres sterling (42 euros)  pour assister à un match de Premiership (l’équivalent de la L2 française) et 45 Livres  (54 euros) pour un match de Premier League (soit la L1 française).

En France, en revanche, nous n’avons pas encore assisté à de telles mesures  pour contrer le hooliganisme, bien que les interdictions de stade aient été instaurées depuis quelques années, et les prix sont donc bien plus abordables. Ainsi, si vous voulez aller voir un match, il vous faudra débourser au minimum 8 euros pour un match de L2 et 15 euros pour un match de Ligue 1. Cependant, en vue de l’organisation du Championnat d’Europe des Nations en 2016 par la France et en raison de la vague de construction et de rénovation des stades qui a suivi, il est évident que ces prix vont augmenter afin de permettre aux clubs et aux villes de rembourser les investissements entrepris.

Une fois la place achetée, vous pouvez entrer dans le stade. Et le spectacle dans les tribunes en France n’est pas le même qu’en Angleterre. En effet, les groupes de supporters français sont très largement influencés par le mouvement « ultra », qui provient des pays comme l’Italie ou la Grèce. Ainsi, ne soyez pas étonné de voir les supporters se servir de fumigènes (bien que leur utilisation soit interdite dans l’enceinte du stade) ou organiser ce que l’on appelle des tifos, qui sont des animations visuelles visant à montrer leur soutien au club qu’ils soutiennent. Ces tifos peuvent prendre la forme d’immenses banderoles, d’animations réalisées avec des feuilles de couleur ou par le jet de papier sur la pelouse. Dans la plupart des stades français, les groupes de supporters se trouvent dans les tribunes qui se trouvent derrière les buts (appelées virages selon la configuration des stades) et encouragent en général leur équipe pendant toute la durée du match. Ils restent debout contrairement aux autres spectateurs qui sont assis.

En Angleterre, du fait des restrictions instaurées pour lutter contre le hooliganisme, ce type d’activité est proscrit. En effet, le simple fait de lancer un papier sur la pelouse est rendu impossible depuis 1991 et l’entrée en vigueur du Football Offences Act. De plus, il est parfois même impossible aux supporters, comme c’est le cas à Villa Park, l’antre du Aston Villa FC, de rester debout (sauf bien évidemment quand un but est inscrit), et ce, afin d’éviter les débordements. Les supporters anglais se contentent donc de chanter en chœur à la gloire de leur équipe.

Enfin, s’il vous vient l’envie de vous désaltérer, il faut savoir qu’en France, la vente d’alcool n’est pas interdite dans les enceintes qui accueillent les rencontres de championnat. Le prix d’une bière est certes élevé, mais rien ne vous empêche de siroter votre mousse en regardant tranquillement le match. En Angleterre, la vente d’alcool est bannie dans la plupart des stades,  afin d’éviter bien entendu d’encourager les comportements violents de certains supporters. Si jamais il est possible de se procurer de l’alcool dans un stade, cela n’est possible qu’à la mi-temps d’un match, comme c’est le cas au sein de Villa Park ou de Saint-Andrews, qui abrite les rencontres du Birmingham City FC.

Le hooliganisme en Angleterre

Le football en Angleterre

Palmarès de la Ligue des Champions

Le hooliganisme dans le football

Drame du Heysel

France – RFA 1982:

Source : youtube

Exemples de tifo dans un stade français :

Source : youtube

Si je vous dis pétanque,  vous pensez … ?

Des boules certes, un cochonnet aussi. Marcel Pagnol, une place de village perdu, les cigales qui « kss kss », le Sud, l’été, l’apéro, le Pastis, l’ombre des platanes. Le fameux « Tu tires ou tu pointes ? », l’accent qui va avec. Les vieux qui jouent avec sérieux, les jeunes qui s’y mettent en vacances. La détente et à la fois le sacré.

Et oui, car la pétanque, en France, c’est sacré.

Avant tout, il faut savoir que la pétanque est un jeu de boules au cours duquel l’objectif est de marquer des points en plaçant ses boules plus près du but (aussi appelé Cochonnet) que son adversaire.

Les Egyptiens, les Grecs et les Romains jouaient déjà aux boules mais sa version officielle commence en 1907 à la Ciotat, sur la côte d’Azur.

Un dénommé Ernest Pitiot aurait adapté les règles du jeu provençal, où il fallait sauter et s’élancer avant de tirer,  pour que son ami, qui souffrait de rhumatismes, puisse jouer.

Mais depuis la pétanque n’est plus seulement un loisir auquel s’adonnent quelques amateurs le dimanche après-midi. Aujourd’hui, elle est devenue un sport et même un sport de compétition.

En France, la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal regroupe 480 000 licenciés, ce qui la place au 4ème rang des fédérations sportives, mais plus de 15 millions de français la pratiquent occasionnellement.

De plus les règles sont strictes : Pas plus de 6 personnes et toujours des équipes équilibrées (1 contre 1, 2 contre 2, 3 contre 3) ; les boules doivent être agréées par la F.I.P.J.P., être en métal et avoir un diamètre compris entre 7,05 cm et 8 cm ainsi qu’un poids compris entre 650 g et 800 g ; les terrains doivent être délimités et ses dimensions ne doivent pas être inférieures à 12 m. x 3 m ; la distance réglementaire pour lancer se situe entre 6 et 10 m pour les seniors et les parties se jouent en 13 points.

Perdre 13 à 0, s’appelle une Fanny. Sachez que si l’on se prend une Fanny, la tradition veut que l’on aille embrasser le cul de Fanny (généralement une image suffit).

Et si traditionnellement on jouait à la pétanque dans les pays du Sud, le jeu gagne aujourd’hui les pays du Nord comme le Danemark et la Belgique. On trouve même des fans en Thaïlande, à Madagascar et en Turquie.

Malgré tout les français, et ça ne surprendra personne, restent de manière régulière les champions du monde de cette discipline.

Mais si c’est probablement le sport le plus français, c’est aussi un des plus sympathiques : tout le monde peut jouer et même si ce n’est pas l’activité la plus intense, il est toujours possible de commenter, de discuter, de se disputer puis de se réconcilier.

Bref qui n’a pas joué à la pétanque, n’est pas français.

Article de Camapima Adagpavi

Liens :

Le site de la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal

Blog apprentissage et technique de la pétanque

Histoire de la pétanque

Vocabulaire spécifique


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