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En janvier 2012, les Biergarten fêteront leurs 200 années d’existence. Mais qu’est-ce qu’un Biergarten ?

Biergarten, © Dieter Schütz / PIXELIO

En Allemagne, avec l’arrivée des beaux jours, il n’est pas rare de voir des gens installés autour de tables en bois, savourant une chope de bière à l’ombre de grands marronniers. Certains auront même apporté quelques victuailles pour se restaurer en buvant. Ces lieux de détentes où chacun peut s’arrêter et commander une bière fraiche sont désignés par le terme de Biergarten, littéralement « jardins à bière », et voient leur histoire remonter à plusieurs siècles de cela, en Bavière.

Tout commence en1539, lorsqu’un édit bavarois sur le brassage de la bière interdit la fabrication de cette boisson entre la Saint-Georges, le 23 avril, et la saint Michaël, le 29 septembre. En effet, le processus d’ébullition utilisé lors du brassage provoque fréquemment des incendies. La question qui se pose alors aux brasseurs est celle de la conservation : comment avoir des réserves de bière à disposition toute l’année ? Ils se mettent alors à fabriquer une bière plus alcoolisée, et donc moins périssable, la Märzenbier (bière de mars). C’est d’ailleurs cette bière qui sera plus tard consommée lors de l’Oktoberfest, à Munich. Afin de garder la bière au frais, des caves sont construites dans le sol. On y stocke les fûts avec de la glace. Toutefois, en raison de la présence de nappes phréatiques, il n’est pas possible de creuser les caves très en profondeur, et la bière subit les effets néfastes du soleil qui réchauffe le sol en été. Pour abriter les caves des rayons, on décide alors de planter des arbres au-dessus d’elles. En raison de sa grande taille, de son feuillage dru et de ses racines épaisses, le marronnier s’impose rapidement comme l’arbre idéal pour ce rôle.

Pour acheter leur bière, les Bavarois se rendent dans un stand installé près des caves, avec une grande chope que les brasseurs remplissent, avant de rentrer chez eux. Mais peu à peu, ils prennent l’habitude de boire leur bière directement après l’avoir achetée. Au fil des siècles, les brasseurs ont donc l’idée d’offrir à leurs clients la possibilité de
consommer sur place. Ainsi, dans le décret du 4 janvier 1812, le roi Louis Ier de Bavière, grand amateur de bière, autorise les brasseurs à aménager un espace de consommation au-dessus de leurs caves. Des tables et des bancs en bois sont alors installés sous les marronniers, où les clients peuvent s’attabler pour boire une bière fraiche et manger quelque chose. Le Biergarten traditionnel vient de naître ! Toutefois, leur présence ne fait pas que des heureux. Les aubergistes et les restaurateurs craignent en effet pour leur commerce, et vont se plaindre à Louis Ier de cette nouvelle concurrence. Pour éviter une rébellion, le roi décide donc d’un compromis : les Biergarten pourront continuer de vendre de la bière et de permettre sa consommation immédiate, mais auront l’interdiction de vendre des aliments. Désormais, les clients devront donc apporter leur propre collation.

Très apprécié par les Allemands, le Biergarten a perduré, s’inscrivant dans la tradition, et s’est répandu bien au-delà des frontières bavaroises. On trouve ainsi des Biergarten à Stuttgart, à Cologne ou encore à Berlin. De même, de nombreux lieux de consommation à travers le monde s’autoproclament « Biergarten ». Mais il ne suffit pas d’installer quelques tables en terrasse et d’accrocher une pancarte portant le mot « Biergarten » ou « Beer garden », sa variante anglaise, pour être considéré comme tel ! En effet, un Biergarten authentique doit respecter certains critères incontournables. La bière, tout d’abord, doit être servie en chopes d’un litre (à l’exception de la bière blanche, servie par demi-litres). Ensuite, pas de Biergarten sans tables en bois. L’achat de bière se fait de plus sur le mode du self-service – même si certains Biergarten offrent également la possibilité de se faire servir. De même, si l’interdiction de vendre des denrées a aujourd’hui été levée, et que beaucoup de Biergarten proposent des spécialités traditionnelles comme l’Obazda (préparation à base de fromage), le bretzel ou les Knödel (sorte de quenelle aux pommes de terre ou au pain rassis), il reste préférable que les gens apportent eux-mêmes leur pique-nique. Enfin, impossible de faire l’impasse sur les marronniers, dont la fonction est maintenant de protéger les buveurs du soleil.

Si les Biergarten sont si appréciés des Allemands, c’est avant tout pour leur convivialité et leur accessibilité. Jeunes, vieux, habitants de la région, touristes, personnes de toutes nationalités, de toutes catégories sociales, familles, amis, personnes seules, tout le monde se retrouve autour des tables en bois pour trinquer avec son voisin de table, quel qu’il soit. Il est même fréquent d’avoir de longues discussions avec un parfait inconnu ! Le texte des dispositions sur les Biergarten en Bavière loue même le rôle social des Biergarten, qui contribuent à lutter contre le phénomène d’isolement et ont participé à l’unification des Allemands en tant que peuple. Ils constituent également d’agréables espaces verts dans certaines zones très urbanisées.

Avec près de 100 Biergarten et 180 000 places, Munich et ses environs restent le meilleur endroit pour déguster une bière sous des marronniers. Que vous optiez pour le Hirschgarten ou la Tour chinoise, les deux plus célèbres, ou pour un Biergarten plus modeste, n’oubliez pas d’en faire l’expérience si vous êtes de passage à Munich entre fin avril et fin septembre !

Viktualienmarkt, © Jürgen Heimerl / PIXELIO

 

Liens :

Un site en allemand consacré aux Biergarten

Article de blog sur les Biergarten

Dispositions sur les Biergarten en Bavière (en allemand)

Article de blog sur les Märzenbier servies lors de l’Oktoberfest

La recette de l’Obazda

Photos de l’article trouvées sur PIXELIO

1er décembre !

La première case du calendrier de l’Avent est ouverte, Noël approche et tout autour du globe les nuits s’embrasent. Tandis que les Lyonnais se préparent pour le 8 décembre et qu’en Allemagne « les rues s’illuminent« , à l’autre bout du monde les jardins australiens s’éclairent de mille feux. En effet, certaines villes comme celle de Perth encouragent la décoration des jardins et des maisons en organisant des concours des plus beaux ornements de Noël. Et la concurrence est rude ! Le prix remporté par le gagnant lui permet… au moins de payer la facture d’électricité du mois de décembre. En effet, jusqu’à Noël jardins et demeures concourant restent éclairés une bonne partie de la nuit. Ce n’est sans doute pas très écologique, mais la magie de Noël est là. Pendant que les familles françaises sortent en ville admirer les illuminations, les familles australiennes se promènent de jardin en jardin admirer les décorations.  Si ces dernières ont une origine moins religieuses que celles de Lyon, pour le reste les thèmes sont semblables aux nôtres : flocons de neige, pères Noël, rennes, etc. Une tradition clairement venue de l’hémisphère nord, puisqu’en Australie, c’est l’été en cette période de fêtes.

Parmi les autres traditions importées d’Europe, on retrouve aussi le très britannique Christmas cake accompagné de crackers, ainsi que les retrouvailles entre amis du 26 décembre ou boxing day. Les pâtisseries de Noël sont souvent l’occasion de dévoiler les talents de chacun en matière de glaçage, de coloris et de biscuits décoratifs. Les crakers, eux, sont des sortes de pétards contenant de petits objets, des couronnes en papier, des cadeaux ou encore des blagues. Pour les craquer, chacun tient l’extrémité d’un cracker dans une main,  son voisin en tenant l’autre extrémité (on forme ainsi un cercle), puis tous tirent en même temps. Enfin, boxing day est un jour de liberté dont on profite pour faire les soldes, retrouver des amis, déguster les restes de Noël, offrir encore des cadeaux…

Mais s’il est une tradition bien australienne, ce sont les barbies (ou barbecues) sur la plage. Et oui, hémisphère sud oblige. La saison est propice aux sorties, aux baignades et aux barbecues plus qu’au vin chaud au coin du feu.

Juste pour le plaisir, une petite blague sortie d’un cracker : how do you call a rein-deer with no eye?

…No-eye deer (no idea)!

Et Merry Christmas à tous !

« Oh! Jingle bells, jingle bells, jingle all the way,
Christmas in Australia on a scorching summers day, Hey!
Jingle bells, jingle bells, Christmas time is beaut !,
Oh what fun it is to ride in a rusty Holden Ute. »

Palmier de Noël

Palmier de Noël

Focus : la Fête des Lumières à Lyon

La Fête des Lumières à Lyon a lieu chaque année le 8 décembre depuis 1852. A cette époque, les habitants de la ville avaient choisi de placer des lumières à toutes les fenêtres pour célébrer la mise en place de la statue de la Vierge Marie sur la colline de Fourvière. Depuis, la fête a pris énormément d’ampleur. Elle représente une sorte de ralliement pour tous les Lyonnais et est l’occasion pour la ville d’inviter architectes, artistes, éclairagistes et bien d’autres à laisser s’exprimer leur talent pour mettre en valeur Lyon de manière spectaculaire, unique et toujours renouvelée.

Si vous souhaitez vous y rendre cette année, vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de la Fête des Lumières 2011.

Quelques sites français pour en savoir plus :

La Fête des Lumières présentée sur le site de la ville de Lyon

Les illuminations de Noël dans Paris

Quelques sites en anglais pour en savoir plus :

Comment fête-on Noël en Australie ?

Comment confectionner des crackers ?

Quelques chants de Noël australiens…

Recettes de Christmas cakes pour gourmets et gourmands

Recettes de desserts de Noël australiens

En savoir plus sur le 26 décembre en Australie (boxing day)

Et une vidéo pour découvrir quelques jardins illuminés

Moan’Phisémy

Si je vous dis pétanque,  vous pensez … ?

Des boules certes, un cochonnet aussi. Marcel Pagnol, une place de village perdu, les cigales qui « kss kss », le Sud, l’été, l’apéro, le Pastis, l’ombre des platanes. Le fameux « Tu tires ou tu pointes ? », l’accent qui va avec. Les vieux qui jouent avec sérieux, les jeunes qui s’y mettent en vacances. La détente et à la fois le sacré.

Et oui, car la pétanque, en France, c’est sacré.

Avant tout, il faut savoir que la pétanque est un jeu de boules au cours duquel l’objectif est de marquer des points en plaçant ses boules plus près du but (aussi appelé Cochonnet) que son adversaire.

Les Egyptiens, les Grecs et les Romains jouaient déjà aux boules mais sa version officielle commence en 1907 à la Ciotat, sur la côte d’Azur.

Un dénommé Ernest Pitiot aurait adapté les règles du jeu provençal, où il fallait sauter et s’élancer avant de tirer,  pour que son ami, qui souffrait de rhumatismes, puisse jouer.

Mais depuis la pétanque n’est plus seulement un loisir auquel s’adonnent quelques amateurs le dimanche après-midi. Aujourd’hui, elle est devenue un sport et même un sport de compétition.

En France, la Fédération Française de Pétanque et Jeu Provençal regroupe 480 000 licenciés, ce qui la place au 4ème rang des fédérations sportives, mais plus de 15 millions de français la pratiquent occasionnellement.

De plus les règles sont strictes : Pas plus de 6 personnes et toujours des équipes équilibrées (1 contre 1, 2 contre 2, 3 contre 3) ; les boules doivent être agréées par la F.I.P.J.P., être en métal et avoir un diamètre compris entre 7,05 cm et 8 cm ainsi qu’un poids compris entre 650 g et 800 g ; les terrains doivent être délimités et ses dimensions ne doivent pas être inférieures à 12 m. x 3 m ; la distance réglementaire pour lancer se situe entre 6 et 10 m pour les seniors et les parties se jouent en 13 points.

Perdre 13 à 0, s’appelle une Fanny. Sachez que si l’on se prend une Fanny, la tradition veut que l’on aille embrasser le cul de Fanny (généralement une image suffit).

Et si traditionnellement on jouait à la pétanque dans les pays du Sud, le jeu gagne aujourd’hui les pays du Nord comme le Danemark et la Belgique. On trouve même des fans en Thaïlande, à Madagascar et en Turquie.

Malgré tout les français, et ça ne surprendra personne, restent de manière régulière les champions du monde de cette discipline.

Mais si c’est probablement le sport le plus français, c’est aussi un des plus sympathiques : tout le monde peut jouer et même si ce n’est pas l’activité la plus intense, il est toujours possible de commenter, de discuter, de se disputer puis de se réconcilier.

Bref qui n’a pas joué à la pétanque, n’est pas français.

Article de Camapima Adagpavi

Liens :

Le site de la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal

Blog apprentissage et technique de la pétanque

Histoire de la pétanque

Vocabulaire spécifique


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