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Ces dernières années, une question assassine est venue bouleverser l’un des grands pans de la culture française : qu’en est-il de notre gastronomie française ? Vous savez, cette cuisine reconnue universellement et depuis si longtemps qu’elle représente une institution à nos yeux comme à ceux du reste du monde. Une cuisine qui allie un savoir-faire ancestral à des produits d’une qualité exceptionnelle, à la fois savoureux et goûtus.

Il faut d’abord se demander quelle est véritablement la différence entre gastronomie et cuisine. Par le biais de la cuisine, l’être humain cherche à déterminer les techniques lui permettant de préparer l’ensemble des aliments qui l’entoure. Grâce à la gastronomie, il veut surpasser ces règles et cherche les différents modes de consommation parfaits pour ces mêmes aliments.

Pour ceux qui douteraient encore de la passion qu’éprouvent les français à l’égard de la gastronomie, je ne peux que leur conseiller de faire un simple test : qu’ils se rendent sur la page Wikipédia française consacrée à la gastronomie et qu’ils visitent ensuite ses consœurs anglaise, espagnole, italienne, hollandaise, etc. La comparaison est éloquente. Les français mêlent les mots « art », « science », « luxe » et « philosophie » à un descriptif historique très autocentré, il faut tout de même le reconnaitre. Les autres nationalités proposent quant à elles une description toute sommaire, à l’exception de la version espagnole qui offre aux lecteurs des liens pour découvrir l’ensemble des gastronomies mondiales. N’est-ce pas déjà là, un signe de grande différence culturelle ?

Se demander où en est la gastronomie française, c’est un peu se poser la question de l’état de la culture française. Un peu comme si on faisait le bilan du cinéma français ou du nombre de touristes étrangers qui viennent admirer la tour Eiffel, l’Arc de triomphe, les falaises d’Etretat ou la Côte d’Azur. Se demander où en est la gastronomie française, c’est, finalement, se demander où en est la France.

La grande cuisine n’est plus exclusivement française, on le sait depuis bien longtemps. Les produits de grande qualité peuvent se trouver n’importe où dans le monde (l’art de la nouvelle cuisine est d’ailleurs de savoir les dénicher) et le savoir-faire ancestral est universel, il faut le reconnaître. La cuisine italienne tient bon la barre, l’espagnole n’a jamais été aussi bien réputée, le Royaume-Uni propose un nombre impressionnant d’émissions télévisées consacrées à la cuisine, grâce entre autres, aux chefs Jamie Oliver et Gordon Ramsay (3 étoiles au Guide Michelin). Et les autres pays ne sont pas en reste !

Cauchemars en cuisine

Alors quid de notre grande « bouffe » ? Il est difficile de donner un avis objectif et tranché sur la question. En jetant un œil aux cinq derniers classements de Restaurant Magazine, revue britannique réputée qui publie chaque année une liste des 50 meilleurs chefs cuisiniers du monde, les sentiments sont partagés. En effet, si depuis 2007, la France reste, en moyenne, le pays qui compte le plus grand nombre de restaurants au classement et cela avec une bonne avance sur nos voisins espagnols ou italiens (véritables concurrents en termes de nombre de chefs classés), la première place n’est plus française depuis longtemps.

En 2008, le premier restaurant français se classait 3ème. Pas mal dira-t-on. Oui mais… En 2009, la chute est douloureuse : la première apparition gauloise se fait en 7ème position et stagne autour de la dixième depuis lors (11ème en 2010, 9ème en 2011).

Cette année, la pole position est tenue par un chef… danois ! René Redzepi, chef au restaurant Noma à Copenhague, a obtenu pour la seconde année consécutive la reconnaissance de ses pairs.

La médaille en chocolat

Déjà, les défenseurs de la culture française s’écrient : « Oui, mais nous sommes le premier et seul pays dont la gastronomie est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce n’est pas rien tout de même ! ». Soit, il est vrai que, depuis 2010, notre cuisine est inscrite au patrimoine mondial. Cette initiative avait d’ailleurs été marquée par le soutien notable de la part de nombreux chefs français dans cette démarche : 300 à 400 signatures de chefs, parmi lesquels de nombreuses célébrités (Paul Bocuse, Alain Ducasse, Pierre Troisgros, Marc Veyrat, Michel Guérard …).

« Le repas fait partie profondément de l’identité des Français », explique Jean-Robert Pitte, président de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, qui a porté le dossier pendant trois ans. « Ça existe dans bien d’autres pays. Mais nous avons une certaine forme de gastronomie, avec ce mariage mets et vins, cette succession de plats, cette façon de mettre la table, d’en parler, qui sont spécifiquement français ».

Car plus que le contenu de nos assiettes, le comité note avant tout que la gastronomie française relève d’une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes. Et c’est là que le bat blesse. En quoi un repas espagnol, italien, allemand, anglais ou de toute autre nationalité ne relève pas d’une pratique sociale identique à celle décrite ci-dessus. Il faut bien se l’avouer, ce classement au patrimoine, n’importe quel pays pourrait l’obtenir sur simple demande.

Le sot-l’y-laisse

Pourtant, en y regardant de plus près, il serait idiot de tracer un trait définitif sur la réputation de notre cuisine et sur sa représentation dans le monde.

Le Monde a publié en 2009 une enquête réalisée par ses soins auprès de diplomates de France à travers le monde. 110 ambassadeurs ou chefs de missions diplomatiques ont répondu à 165 questions portant sur la présence de la cuisine française dans le pays où ils se trouvent. 66% d’entre eux estimaient alors que notre cuisine restait une référence vivante et 13% qu’elle était porteuse d’avenir. Selon 80% d’entre eux, celle-ci représente une « image de référence » mais 10% notaient qu’elle était « prestigieuse mais passéiste ».

La donnée particulièrement intéressante est celle du nombre de restaurants français dans les pays de résidence des ambassadeurs. Pour 66%, celui est resté « stable » ces trois dernières années et 30% indique même une augmentation. 41% de ces établissements sont tenus par des chefs français ou des individus du pays formés en France (29%).

Cette étude se conclue sur la présence des produits gastronomiques français qui sont largement représentés (dans 94% des cas), avec sans surprise, une présence majoritaire des vins (38%), des produits de  boulangerie (33%) et pour finir de l’épicerie fine (29%).

Le constat est donc plutôt positif et rassurant.

Un goût amer

Malgré cela, quelques individu continuent à pourchasse la cuisine française, à l’instar de l’américain Michael Steinberger qui, dans son enquête La cuisine française, un chef-d’œuvre en péril, passe au hachoir la grande cuisine français. « Fatigués », « figés », « crispés », les cuisiniers en prennent plein la poire. Il n’est malheureusement pas le seul à faire ce constat. On espère malgré tout qu’il ne s’agit là que d’une passade et pas d’un reflet de la mentalité française, mondialement connue pour sa capacité à se replier sur soi-même, à rester sur ses acquis et à s’auto-congratuler.

Quelques liens intéressants :

Site de la revue Restaurant Magazine
Liste des « 50 Best Restaurants » de Restaurant Magazine
Article sur les « 50 Best Restaurants »
Article du Figaro sur la réputation de la cuisine française dans le monde
Entretien avec Michael Steinberg
Entretien avec Alexandre Cammas, créateur du Grand Fooding
Article du Figaro sur l’inscription de la gastronomie française à l’Unesco
Texte d’inscription du repas gastronomique français à l’Unesco
Article sur la meilleure cuisine européenne
 

Vidéo de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’état chargé du Tourisme, sur la gastronomie française

 
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1er décembre !

La première case du calendrier de l’Avent est ouverte, Noël approche et tout autour du globe les nuits s’embrasent. Tandis que les Lyonnais se préparent pour le 8 décembre et qu’en Allemagne « les rues s’illuminent« , à l’autre bout du monde les jardins australiens s’éclairent de mille feux. En effet, certaines villes comme celle de Perth encouragent la décoration des jardins et des maisons en organisant des concours des plus beaux ornements de Noël. Et la concurrence est rude ! Le prix remporté par le gagnant lui permet… au moins de payer la facture d’électricité du mois de décembre. En effet, jusqu’à Noël jardins et demeures concourant restent éclairés une bonne partie de la nuit. Ce n’est sans doute pas très écologique, mais la magie de Noël est là. Pendant que les familles françaises sortent en ville admirer les illuminations, les familles australiennes se promènent de jardin en jardin admirer les décorations.  Si ces dernières ont une origine moins religieuses que celles de Lyon, pour le reste les thèmes sont semblables aux nôtres : flocons de neige, pères Noël, rennes, etc. Une tradition clairement venue de l’hémisphère nord, puisqu’en Australie, c’est l’été en cette période de fêtes.

Parmi les autres traditions importées d’Europe, on retrouve aussi le très britannique Christmas cake accompagné de crackers, ainsi que les retrouvailles entre amis du 26 décembre ou boxing day. Les pâtisseries de Noël sont souvent l’occasion de dévoiler les talents de chacun en matière de glaçage, de coloris et de biscuits décoratifs. Les crakers, eux, sont des sortes de pétards contenant de petits objets, des couronnes en papier, des cadeaux ou encore des blagues. Pour les craquer, chacun tient l’extrémité d’un cracker dans une main,  son voisin en tenant l’autre extrémité (on forme ainsi un cercle), puis tous tirent en même temps. Enfin, boxing day est un jour de liberté dont on profite pour faire les soldes, retrouver des amis, déguster les restes de Noël, offrir encore des cadeaux…

Mais s’il est une tradition bien australienne, ce sont les barbies (ou barbecues) sur la plage. Et oui, hémisphère sud oblige. La saison est propice aux sorties, aux baignades et aux barbecues plus qu’au vin chaud au coin du feu.

Juste pour le plaisir, une petite blague sortie d’un cracker : how do you call a rein-deer with no eye?

…No-eye deer (no idea)!

Et Merry Christmas à tous !

« Oh! Jingle bells, jingle bells, jingle all the way,
Christmas in Australia on a scorching summers day, Hey!
Jingle bells, jingle bells, Christmas time is beaut !,
Oh what fun it is to ride in a rusty Holden Ute. »

Palmier de Noël

Palmier de Noël

Focus : la Fête des Lumières à Lyon

La Fête des Lumières à Lyon a lieu chaque année le 8 décembre depuis 1852. A cette époque, les habitants de la ville avaient choisi de placer des lumières à toutes les fenêtres pour célébrer la mise en place de la statue de la Vierge Marie sur la colline de Fourvière. Depuis, la fête a pris énormément d’ampleur. Elle représente une sorte de ralliement pour tous les Lyonnais et est l’occasion pour la ville d’inviter architectes, artistes, éclairagistes et bien d’autres à laisser s’exprimer leur talent pour mettre en valeur Lyon de manière spectaculaire, unique et toujours renouvelée.

Si vous souhaitez vous y rendre cette année, vous trouverez toutes les informations nécessaires sur le site de la Fête des Lumières 2011.

Quelques sites français pour en savoir plus :

La Fête des Lumières présentée sur le site de la ville de Lyon

Les illuminations de Noël dans Paris

Quelques sites en anglais pour en savoir plus :

Comment fête-on Noël en Australie ?

Comment confectionner des crackers ?

Quelques chants de Noël australiens…

Recettes de Christmas cakes pour gourmets et gourmands

Recettes de desserts de Noël australiens

En savoir plus sur le 26 décembre en Australie (boxing day)

Et une vidéo pour découvrir quelques jardins illuminés

Moan’Phisémy

You wouldn’t enjoy your stay in Granada, the mythical town of Andalusia, without tasting the Spanish “tapas” as appetizers served in small parts. Granada has numerous and diverse “tapas”: escargots with sauce, potatoes “a lo pobre”, breaded fish, “migas” and meat skewers are an integral part of Andalusian cuisine.

Furthermore, no one has to pay for the tapas in Granada: they are free of charge and served with a drink in any bar. In Andalusia, during the day or by night, you can’t avoid eating tapas with your friends.

If you want to experience Granada’s “tapeo”, you can’t miss the bars of the Albaizín, Campo del Principe and Calle Elvira.

However, Granada’s cuisine is not only about “tapas”. Owing to Christian, Jewish and Arab influences, the cuisine has become rich and original particularly, with the use of honey and spices in meals. The traditional beef stew, “la olla de San Antón”, the omelette “Tortilla del Sacromonte” and the salad made with cod-fish and oranges, “Remojón”, are among Granada’s typical meals.

If you like tapas and other Andalusian specialties, here is a list of the best bars in town:

1) Bodegas Espadafor: Calle Darro (close to Vía Colón). Open from 2 pm to 4 pm and from 8 pm until dawn.

2) Los Diamantes: Calle Navas, 26. Open from 8 pm until dawn.

3) Ermita: Avenida Doctor Oloriz, 25 (Plaza de Toros). Open from 9 pm until dawn.

4) Bodegas Castañeda: Calle de Almireceros, 1. Open from 11:30 am to 4 pm and from pm until dawn.

5) Café Elvira: Calle Elvira, 85. Open from 1:30 pm to 1:15 am.


A few links to Andalusian cuisine for further reading in English and Spanish:

A diverse and rich cuisine (English)

All the secrets of Andalusian cuisine (Spanish)

The best places to eat in Granada (Spanish)


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