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Soyons clairs, la gastronomie allemande ne se résume aux saucisses et à la bière. Si vous êtes en Allemagne pour quelques jours et si vous décidez d’aller au restaurant, vous risquez de rester perplexe face au menu. Voici donc  une explication des incontournables de la gastronomie allemande. Qui sait, cela vous donnera peut-être envie de cuisiner « allemand » !

Les plats les plus connus

Les saucisses (Wurst, en allemand). Il en existe plus de 1500 variétés. Parmi elles, on peut nommer la «Rindswurst» (à la viande de bœuf), la « Leberwurst » (à base de foie ou de sang),  la «Weißwurst» à base de veau, que l’on fait bouillir, la « Bratwurst » (à base de porc et de veau), et les saucisses de différentes villes et régions telles que Nuremberg, Francfort ou de l’Etat libre de Thuringe.

La Currywurst (littéralement, saucisse au curry). Cette spécialité berlinoise est un plat qui se mange sur le pouce. Il s’agit de saucisses de porc chaudes, coupées en morceaux, accompagnées d’une sauce ketchup au curry. Elles  sont servies avec des frites ou du pain.

Les bretzels. Une sorte de pain poché dans une solution de bicarbonate de soude, en forme de nœud ou de bras entrelacés et recouvert d’éclats de gros sel.

La choucroute (Sauerkraut).  C’est un plat composé de chou finement coupé , soumis à lacto-fermentation dans une saumure. Il ne faut pas la confondre avec la choucroute garnie, accompagnée par exemple de saucisses et de pommes de terre, qui, elle, est alsacienne (si c’est celle-ci que vous voulez commander en Allemagne, il faudra parler de  garniertes Sauerkraut).

Ce qu’il faut savoir sur la bière

La bière est une véritable institution en Allemagne. De nombreux lieux et fêtes y sont consacrés , tels que les Biergärten, où s’installent les Allemands à l’arrivée des beaux jours, et les fêtes de la bière (l’Oktoberfest de Munich étant la plus connue). La fabrication de la bière perdure depuis le Moyen Age.

Blanche, brune ou blonde, il y en a pour tous les goûts, d’autant qu’il en existe aujourd’hui plus de 5 000 variétés.  Elles sont classées par densité, mais aussi par type : de basse fermentation (la Bock, la Dunkel, la Lager) ou de haute fermentation (la Berliner Weisse, la Weissbier).  La pils, bière blonde houblonnée, connait un immense succès – elle représente 70% du marché.

Les Imbiss

Les Imbiss sont des stands de vente de nourriture dans les  rues et peuvent également être de petits restaurants avec des places assises. C’est l’endroit  où l’on peut se restaurer rapidement, sans se ruiner, mais aussi se retrouver entre amis. On s’y régale de Currywurst, de Kebab, mais aussi de pizza et d’autres mets plus exotiques. Il y en a des milliers autour de Berlin. On en trouve aussi dans toute l’Allemagne. Chaque quartier a le sien.

Les spécialités allemandes  et autrichiennes

Les Knödel. Une spécialité autrichienne à l’origine, que l’on va retrouver surtout dans le Sud de l’Allemagne.  Ils sont constitués d’une pâte formée d’ingrédients variables (pain, pomme de terre ou semoule) et éventuellement fourrés, au lard ou au fromage par exemple. La pâte est façonnée en boules, qui sont cuites à l’eau bouillante. Ils peuvent être salés ou sucrés (aux prunes, par exemple).

Les Schnitzel.  Plat traditionnel autrichien constitué d’une fine tranche de viande enrobée de chapelure frit. Appelé Schnitzel Wiener Art en Allemagne, ce plat vient à l’origine d’Italie (de Milan).

Les Spätzle. Ils sont faits d’une pâte à base de farine, d’œufs, de sel et d’eau, que l’on fait bouillir.

Le Schweinebraten, soit « rôti de porc ». C’est l’un des plats gastronomique traditionnels de la cuisine bavaroise, servi avec une sauce de bière foncée. Lorsqu’il est servi chaud, il est généralement accompagné de chou rouge, de choucroute ou de salade de chou et de pain.

Les pâtisseries

La Schwarzwälder Kirschtorte (« forêt noire »). Cette génoise au cacao est fourrée de cerises au sirop et de crème chantilly. Elle est recouverte de copeaux de chocolat et de crème chantilly.

Le Lebkuchen. Sa texture est proche de celle du pain d’épices. C’est un biscuit traditionnel. Sont vendus en Allemagne de nombreux Lebkuchen en forme de cœur. Porteurs d’un message, ils sont à offrir ou servent à décorer.

Les Berliner. Ce sont des gros beignets fourrés à la confiture.

Le Stollen, ou encore Christstollen. Ce pain aux fruits secs et confits farci de pâte d’amande est consommé pendant la période de l’Avent. Il s’agit donc d’un gâteau de Noël. Cette tradition remonte au XIVème siècle.

L’Apfelstrudel.  Il s’agit d’une pâte feuilletée fine et fourrée de gros morceaux de pommes acidulées et de raisins secs. Le tout est accompagné de cannelle, et servi chaud avec de la crème fraîche. A l’origine, l’Apfelstrudel vient d’Autriche. On en déguste aussi en Alsace, dans le Nord de l’Italie, et en Europe Centrale.

Les différents repas en Allemagne

Traditionnellement, le petit déjeuner est salé puisqu’il se compose de charcuteries et de fromage.

Le repas du midi est généralement copieux, se compose de viande ou de saucisses, de pommes de terre et de légumes.

Le repas du soir est léger. C’est un repas froid, pris vers 18h et constitué de pain, de fromage et de charcuteries. Il ressemble donc au petit-déjeuner.

Quelques adresses « allemandes » à Paris 

  • Le Stube

Un snack allemand où vous pourrez déguster des spécialités allemandes sucrées et salées, sur place ou à emporter.

Prix : La Currywurst est à 4,90€, la choucroute à 9,50€.

31, rue de Richelieu 75001 Paris

http://www.lestube.fr/

  • Der Tante Emma-Laden

La seule épicerie de gastronomie et de tradition allemandes à Paris. Vous y trouverez un vaste assortiment de produits et spécialités d’Allemagne, d’Autriche, mais aussi des ouvrages thématiques sur l’Allemagne et une sélection de petits objets et d’accessoires de décoration. Il est possible de commander en ligne.

Marché de la Porte Saint Martin – 31/33 rue du Chateau d’eau – 75010 Paris

http://www.tante-emma-laden.fr/

  • Le Café Titon

Un café proposant un large choix de cocktails, où vous pourrez également grignoter une currywurst frites à 5,50€, accompagnée d’une bionade (limonade bio) à 3,90€. Ce café ravira les germanophiles parisiens : des événements et des soirées allemandes y sont souvent organisés.

34, rue titon
75011 PARIS

http://www.cafetiton.com/2008/11/concept.html:

Liens :

En savoir plus sur la bière en Allemagne

Cuisinez des recettes allemandes

Un article sur la gastronomie allemande (site Internet complet sur l’Allemagne)

La cuisine régionale en Allemagne (en anglais)

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En janvier 2012, les Biergarten fêteront leurs 200 années d’existence. Mais qu’est-ce qu’un Biergarten ?

Biergarten, © Dieter Schütz / PIXELIO

En Allemagne, avec l’arrivée des beaux jours, il n’est pas rare de voir des gens installés autour de tables en bois, savourant une chope de bière à l’ombre de grands marronniers. Certains auront même apporté quelques victuailles pour se restaurer en buvant. Ces lieux de détentes où chacun peut s’arrêter et commander une bière fraiche sont désignés par le terme de Biergarten, littéralement « jardins à bière », et voient leur histoire remonter à plusieurs siècles de cela, en Bavière.

Tout commence en1539, lorsqu’un édit bavarois sur le brassage de la bière interdit la fabrication de cette boisson entre la Saint-Georges, le 23 avril, et la saint Michaël, le 29 septembre. En effet, le processus d’ébullition utilisé lors du brassage provoque fréquemment des incendies. La question qui se pose alors aux brasseurs est celle de la conservation : comment avoir des réserves de bière à disposition toute l’année ? Ils se mettent alors à fabriquer une bière plus alcoolisée, et donc moins périssable, la Märzenbier (bière de mars). C’est d’ailleurs cette bière qui sera plus tard consommée lors de l’Oktoberfest, à Munich. Afin de garder la bière au frais, des caves sont construites dans le sol. On y stocke les fûts avec de la glace. Toutefois, en raison de la présence de nappes phréatiques, il n’est pas possible de creuser les caves très en profondeur, et la bière subit les effets néfastes du soleil qui réchauffe le sol en été. Pour abriter les caves des rayons, on décide alors de planter des arbres au-dessus d’elles. En raison de sa grande taille, de son feuillage dru et de ses racines épaisses, le marronnier s’impose rapidement comme l’arbre idéal pour ce rôle.

Pour acheter leur bière, les Bavarois se rendent dans un stand installé près des caves, avec une grande chope que les brasseurs remplissent, avant de rentrer chez eux. Mais peu à peu, ils prennent l’habitude de boire leur bière directement après l’avoir achetée. Au fil des siècles, les brasseurs ont donc l’idée d’offrir à leurs clients la possibilité de
consommer sur place. Ainsi, dans le décret du 4 janvier 1812, le roi Louis Ier de Bavière, grand amateur de bière, autorise les brasseurs à aménager un espace de consommation au-dessus de leurs caves. Des tables et des bancs en bois sont alors installés sous les marronniers, où les clients peuvent s’attabler pour boire une bière fraiche et manger quelque chose. Le Biergarten traditionnel vient de naître ! Toutefois, leur présence ne fait pas que des heureux. Les aubergistes et les restaurateurs craignent en effet pour leur commerce, et vont se plaindre à Louis Ier de cette nouvelle concurrence. Pour éviter une rébellion, le roi décide donc d’un compromis : les Biergarten pourront continuer de vendre de la bière et de permettre sa consommation immédiate, mais auront l’interdiction de vendre des aliments. Désormais, les clients devront donc apporter leur propre collation.

Très apprécié par les Allemands, le Biergarten a perduré, s’inscrivant dans la tradition, et s’est répandu bien au-delà des frontières bavaroises. On trouve ainsi des Biergarten à Stuttgart, à Cologne ou encore à Berlin. De même, de nombreux lieux de consommation à travers le monde s’autoproclament « Biergarten ». Mais il ne suffit pas d’installer quelques tables en terrasse et d’accrocher une pancarte portant le mot « Biergarten » ou « Beer garden », sa variante anglaise, pour être considéré comme tel ! En effet, un Biergarten authentique doit respecter certains critères incontournables. La bière, tout d’abord, doit être servie en chopes d’un litre (à l’exception de la bière blanche, servie par demi-litres). Ensuite, pas de Biergarten sans tables en bois. L’achat de bière se fait de plus sur le mode du self-service – même si certains Biergarten offrent également la possibilité de se faire servir. De même, si l’interdiction de vendre des denrées a aujourd’hui été levée, et que beaucoup de Biergarten proposent des spécialités traditionnelles comme l’Obazda (préparation à base de fromage), le bretzel ou les Knödel (sorte de quenelle aux pommes de terre ou au pain rassis), il reste préférable que les gens apportent eux-mêmes leur pique-nique. Enfin, impossible de faire l’impasse sur les marronniers, dont la fonction est maintenant de protéger les buveurs du soleil.

Si les Biergarten sont si appréciés des Allemands, c’est avant tout pour leur convivialité et leur accessibilité. Jeunes, vieux, habitants de la région, touristes, personnes de toutes nationalités, de toutes catégories sociales, familles, amis, personnes seules, tout le monde se retrouve autour des tables en bois pour trinquer avec son voisin de table, quel qu’il soit. Il est même fréquent d’avoir de longues discussions avec un parfait inconnu ! Le texte des dispositions sur les Biergarten en Bavière loue même le rôle social des Biergarten, qui contribuent à lutter contre le phénomène d’isolement et ont participé à l’unification des Allemands en tant que peuple. Ils constituent également d’agréables espaces verts dans certaines zones très urbanisées.

Avec près de 100 Biergarten et 180 000 places, Munich et ses environs restent le meilleur endroit pour déguster une bière sous des marronniers. Que vous optiez pour le Hirschgarten ou la Tour chinoise, les deux plus célèbres, ou pour un Biergarten plus modeste, n’oubliez pas d’en faire l’expérience si vous êtes de passage à Munich entre fin avril et fin septembre !

Viktualienmarkt, © Jürgen Heimerl / PIXELIO

 

Liens :

Un site en allemand consacré aux Biergarten

Article de blog sur les Biergarten

Dispositions sur les Biergarten en Bavière (en allemand)

Article de blog sur les Märzenbier servies lors de l’Oktoberfest

La recette de l’Obazda

Photos de l’article trouvées sur PIXELIO

Dans de nombreux pays, impossible d’ignorer l’arrivée des fêtes de fin d’année ; les guirlandes lumineuses rivalisant de féérie couronnent les rues, les vitrines de magasins s’ornent de flocons de neiges, de reflets dorés, de paquets cadeaux et d’offres promotionnelles à n’en plus finir (« Pour un coffret acheté, le deuxième à moins 50% »).  En Allemagne, dès le début de l’Avent, il faut ajouter à cela l’apparition soudaine de petits villages illuminés ; les marchés de Noël, ou Weihnachtsmärkte en version originale, sont enfin là.

Une tradition vieille de 800 ans

Les premières évocations du marché de Noël remontent au XIIIème siècle. Bien allemands à l’origine, ces marchés avaient pour objectif de proposer aux habitants des villages les marchandises dont ils pourraient avoir besoin pendant la période hivernale. L’un des tous premiers marchés de Noël, et l’un des plus célèbres au monde aujourd’hui, est le marché de Noël de Nuremberg, qui dès le Moyen-Âge était installé devant les églises afin d’attirer les pratiquants à la sortie de la messe. Pour les artisans, c’était l’occasion d’acquérir une plus grande clientèle pour leurs produits. C’est au XIXème siècle que les marchés de Noël se sont réellement ancrés dans la vie des grandes villes et ont pris la forme que nous leur connaissons aujourd’hui, avec une offre plus clairement liée aux fêtes de fin d’année.

Mais leurs caractéristiques, en fin de compte, n’ont pas tant changé. Les marchés de Noël sont toujours le lieu où commerçants et artisans proposent divers produits régionaux, des bougies parfumées aux figurines de bois en passant par les bonnets tricotés, sans oublier bien sûr un large choix de jouets et de décorations de Noël.

Lebkuchen - Photo 5CIT

Paris : entre marché de Noël et marché… tout court

Les marchés de Noël, on connaît aussi en France ; j’ai récemment eu l’occasion de me promener dans les allées du marché de Noël de la Défense, le plus grand de la région parisienne. Le stand antillais (accras de morue, boudin antillais) côtoyait le stand de produits toulousains ; plus loin, des stands proposaient des produits de maquillage particulièrement bien représentés par leurs vendeuses ; un autre stand étalait des produits orientaux, des décorations d’intérieur aux narguilés ; plus loin encore, une vendeuse haranguait les passant d’une voix forte en vantant les mérites d’un gril révolutionnaire (« rien ne colle ! »). L’atmosphère était nettement plus cosmopolite et entre sacs de faux cuir, produits de beauté et plats exotiques, le mélange d’odeurs finissait par donner mal à la tête. La féérie de la Universitätsplatz, à Heidelberg, n’est donc pas toujours au rendez-vous sur les stands franciliens. A l’étranger, les marchés de Noël se sont en effet développés plus tardivement (autour du XVIIIème siècle) et selon un concept beaucoup plus commercial. Le marché de Strasbourg reste néanmoins une référence, même en Allemagne, et est connu comme le marché de Noël le plus réputé de France.

Sur la célèbre Marienplatz, à Munich, l’odeur du vin chaud se mêle à celle des saucisses grillées, des crêpes au chocolat et des irrésistibles Kartoffelpuffer, ces galettes de pomme de terre cuites à la poêle et dégustées avec de la compote de pomme. Au milieu des stands, une tasse de vin chaud à la main, on réalise qu’il n’est plus vraiment question d’attirer par tous les moyens des touristes et visiteurs frissonnant sous des températures hivernales ; les Weihnachtsmärkte sont bien plus l’occasion de partager au quotidien une bonne humeur et une convivialité dignes des plus belles fêtes de fin d’année.

Et en bonus, petit lexique allemand autour des incontournables du marché de Noël en Allemagne :

  • Glühwein : Vin chaud à base de vin rouge, de citron, de cannelle et de clou de girofle ; les enfants ne seront pas en reste car les stands proposent systématiquement du Kinderglüwein, une version sans alcool du vin chaud qui s’apparente à un thé fruité. Enfin, le Weißer Glühwein est fait quant à lui à base de vin blanc. Notez que vous aurez droit à une tasse customisée et unique (voir photo ci-contre), imaginée pour la ville dans laquelle vous vous trouvez et pour l’année en cours.
  • Kartoffelpuffer : galette de pomme de terre râpée, frite à la poêle et accompagné de compote de pommes. Mélange inattendu, mais réussi. En Bavière, ces galettes sont également désignées sous le nom de Raibadatchi !
  • Bratwürstchen : Le hot-dog version marché de Noël : sandwich à la saucisse grillée à garnir au choix avec une Currywurst (curry), une Bratwurst (porc ou veau), une Bockwurst/Weisswurst (porc et de veau assaisonnés), une Knackwurst (porc et bœuf)…
  • Lebkuchen : pain d’épices souvent décoré de petites phrases qui ne manqueront pas de plaire (voir photo)
  • Weinachtsplätzchen : petits gâteaux secs de Noël
  • Flammküche : la tarte flambée à la crème fraîche et aux lardons ; une spécialité alsacienne qu’on a toujours plaisir à retrouver sur les marchés de Noël allemands !
  • Feuerzangenbowle  ou Punsch: punch à base de jus de fruit et de rhum

 

Noël - Photo 5CIT

 

Liens : 

Un tour d’horizon des marchés de Noël allemands

Lexique allemand des « mots de Noël »

Un agenda des marchés de Noël en France, en Suisse et en Belgique

Recettes de vin chaud (en allemand)

Recettes de vin chaud (en français)

 

Sources :

Dein Weihnachten

Chefkoch

Saveurs du monde

 

En France, les costumes traditionnels ont une image quelque peu désuète, voire franchement démodée. Il est ainsi difficilement imaginable de croiser une Alsacienne arborant un énorme nœud à Strasbourg ou une Bretonne portant une coiffe en dentelle à Rennes. Cependant, il n’en va pas de même dans le monde germanophone, resté très attaché à ses traditions. C’est ainsi que, dans certaines régions, on peut remarquer des femmes en Dirndl.

Femmes en Dirndl (photo de Florian Schott)

Le Dirndl est un costume traditionnel féminin porté particulièrement en Bavière, dans le Tyrol ainsi que dans le bassin de Salzbourg et au Liechtenstein. Le haut du Dirndl se compose traditionnellement d’un chemisier blanc, souvent décolleté, à manches bouffantes recouvert d’un corselet lacé devant tandis que le bas est constitué d’une longue jupe de coton froncée à la taille et d’un tablier. Le tout est confectionné dans des tissus à motifs et aux couleurs vives. Il est à noter que la position du nœud du tablier reflète la situation matrimoniale, comme la fleur de tiare à Tahiti.

Le mot Dirndl est la forme dialectale austro-bavaroise de l’allemand Dirn qui peut aussi bien désigner une jeune fille qu’une servante dans le milieu rural. Le costume que celles-ci portaient était appelé le Dirndlgewand (littéralement la « robe de jeune fille ») qui a été plus tard réduit à Dirndl. Aujourd’hui, cette forme s’utilise plus pour désigner ce costume alpin que la personne qui le porte.

Contrairement à ce que l’on croit généralement, le Dirndl n’est à l’origine pas un costume rural mais  a au contraire une grande tradition dans les milieux bourgeois. Dans les classes supérieures, il a pris son essor dans la deuxième moitié du XIXème siècle. Celles-ci voyaient en lui un vêtement campagnard et le portait donc à l’occasion de leurs villégiatures hors des villes.

Entre les deux guerres, en pleine période de crise économique, le Dirndl a rencontré un franc succès en raison de son prix intéressant, particulièrement en comparaison des autres habits féminins de l’époque. La tradition veut qu’il soit surtout porté le dimanche, lors de fêtes paroissiales ou patronales ou lors de foires annuelles. Cependant, sa présence dans les fêtes populaires n’est répandue que depuis les années 1990. Ainsi, lors de l’Oktoberfest de Munich, de nombreuses femmes n’hésitent pas à l’arborer.

Aujourd’hui, il n’est pas rare de croiser des Autrichiennes ou des Bavaroises qui portent le Dirndl dans la vie de tous les jours, quelque soit leur âge. Celui-ci se doit donc d’évoluer avec la mode. Ainsi, il est maintenant possible d’en trouver de longueur variable, dans différents coloris et tissus. Depuis les années 2000, on peut même dire qu’il « fait » la mode dans la mesure où les grands créateurs n’hésitent plus à l’utiliser dans leurs collections, comme Karl Lagerfeld ou Oscar de la Renta en 2010.

Carte de voeux

Liens :

Comment acheter un Dirndl (anglais)

Des Dirndl à la pointe de la mode… (allemand)

La tradition du Dirndl (français)

Le respect des règles est d’une grande importance en Allemagne. Si vous êtes amenés à passer du temps outre-Rhin, nous vous conseillons de respecter entre autres les deux préceptes suivants.

Soyez ponctuel !

Les Suisses sont réputés pour leur ponctualité. Or c’est aussi le cas des Allemands, et des Autrichiens, quoique dans une moindre mesure pour ces derniers. En effet, si vous êtes observateurs, vous noterez que les horloges sont omniprésentes dans les villes allemandes.

Et pour cause : la ponctualité est de mise en Allemagne, et ce tout d’abord dans les rapports personnels, au quotidien. Même si certains Allemands considèrent que la ponctualité est aujourd’hui dépassée, beaucoup reconnaissent que cette vertu est « dans leurs gènes » et les études montrent qu’ils s’efforcent pour la plupart d’être à l’heure.

Toutefois, un concept s’impose de plus en plus : celui du « quart d’heure académique » (akadamisches Viertel). A l’origine, il était propre aux cours universitaires en Allemagne. Par exemple, un cours censé commencer à 10 Uhr c.t. (cum tempore) ne commence pas à 10 heures précises mais un quart d’heure plus tard. C’est quelque chose que tout étudiant étranger en Allemagne doit garder en mémoire. A l’heure actuelle, le quart d’heure académique se retrouve cependant dans la vie de tous les jours. De cette manière, un Allemand ne se considère pas en retard s’il arrive dans le quart d’heure qui suit l’heure fixée.

La ponctualité est aussi essentielle dans le monde du travail en Allemagne. Que vous deviez vous rendre à un entretien, à une réunion d’affaires, ou simplement à votre travail, il est primordial d’arriver à l’heure dite. En effet, les retards sont rarement tolérés et très mal vus.

Ce rapport au temps s’explique par le fait que la culture allemande est monochronique : pour les Allemands, chez qui le temps est compartimenté, on effectue une seule tâche à la fois. D’où l’importance que chaque tâche commence à l’heure (sinon toutes les autres sont retardées).

Ainsi, n’oubliez pas qu’en Allemagne, la ponctualité est une règle de politesse à ne pas prendre à la légère. Après tout, l’exactitude n’est-elle pas « la politesse des rois » ?

Attendez que le feu piéton soit vert pour traverser !

En Allemagne, il faut savoir qu’une grande discipline est observée vis-à-vis du code de la route, aussi bien par les automobilistes que par les piétons. Ceci est tout particulièrement flagrant aux feux-rouges pour piétons.

En effet, quiconque a déjà essayé de traverser la rue en Allemagne aura remarqué que la majorité des Allemands attend scrupuleusement que le feu piéton passe au vert, même si aucune voiture n’est en vue.

Il n’est donc pas recommandé de traverser « à la française », presque sans réfléchir au rouge quand il n’y a pas de danger immédiat ou quand il n’y a vraiment aucune voiture à l’horizon, et ce même si vous êtes pressé. Comme en France, il peut vous en coûter une amende. Dans tous les cas, vous aurez droit à des remontrances, ou tout du moins à un regard réprobateur de la part de mères de famille ou de personnes âgées.

Aurélie, 23 ans, en Erasmus à Munich, témoigne: « Je me promenais dans une petite ville d’Allemagne. Arrivée à un passage piéton, je décide de traverser la route sans attendre que le feu piéton passe au vert. Je n’ai pas hésité, étant donné qu’il n’y avait absolument aucune voiture. Une dame qui était à côté de moi m’a vivement tirée en arrière, en s’écriant que mon geste était terriblement dangereux. »

Les Allemands considèrent de surcroit que les adultes se doivent de montrer l’exemple aux plus jeunes, auprès desquels on insiste dès le plus jeune âge sur l’importance du respect du code de la route.

Liens :

En savoir plus sur la notion de quart d’heure universitaire en Allemagne 
La réponse de différents Allemands à une question sur la ponctualité (en allemand)
La notion de temps en France et en Allemagne
Le point de vue d’une Allemande sur le feu rouge piéton, en France et en Allemagne
Le point de vue d’une Française sur la discipline allemande au feu rouge piéton
Pour en savoir plus sur le savoir-vivre en Allemagne

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