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Archive for the ‘Le monde francophone’ Category

Après notre balade au bord du canal Saint Martin, il est temps de continuer notre petite promenade, mais cette fois-ci le long du bassin de la Villette et du canal de l’Ourq.

Le bassin de la Villette a été construit en 1808 sous Napoléon. Quant au canal de l’Ourcq, il a été construit au début du XIXème siècle dans le but d’alimenter Paris en eau potable. Il est désormais utilisé uniquement pour la voirie.

Le point de départ est la bouche du métro Stalingrad. C’est là que vous trouverez sous vos pieds l’inscription « les meilleurs souvenirs ne s’oublient jamais » comme un présage de l’agréable moment qui vous attend au bord de l’eau.

Vous êtes désormais au commencement du bassin. Les quais de la Seine et de la Loire grouillent de monde à l’heure de l’apéro et les nombreux bars/concerts du quartier, comme le 25º Est fortement recommandé les samedis, continuent les festivités jusqu’au bout de la nuit. Ces quais sont des lieux d’échange, de joie et de rencontres à toute heure. En été, c’est également un endroit prisé par les habitants du quartier et les étudiants où s’improvisent des picnics et dégustations de vin.

Plus loin, au numéro 55, la péniche Antipode a posé son ancre depuis maintenant dix ans au bord le quai de la Seine et propose de déguster un vin de saison ou cocktail pour un prix raisonnable sur sa terrasse flottante. Vous pourrez également quelques soirs y découvrir de nouveaux talents de la scène parisienne.

Les bords du bassin sont également prisés par les joueurs de pétanques du quartier que vous appercerez surement durant votre promenade.

Si la promenade vous pourrait un peu trop longue à pied, n’oubliez pas qu’à n’importe quel moment vous pouvez monter sur un Velib’ puisque de nombreuses bornes ont été installées au bord de l’eau à cet effet. De plus, cela vous permettra de pousuivre la promenade au canal de l’Ourq.

Si vous décidez de continuer, vous découvrirez le surprenant pont levant de la rue de Crimée ou encore appelé pont de Flandre, situé à l’intersection du bassin de la Villette et du canal de l’Ourq.


En remontant le canal, vous verrez non loin de là, caché sous un pont de métro, rive gauche, les ateliers insolites du collectif d’artistes connu sous le nom de La Vache Bleue (25 quai de l’Oise).

Il y a même un festival d’été organisé autours du canal de l’Ourq ainsi que le Quai Jazz Festival qui ravira les amateurs de jazz organisé tous les ans au mois de juin.

En somme, il y a de tout au bord de l’eau : du restaurant familial au magasin vintage, du bar éclectique aux espaces verts.

En été comme en hiver, ce coin plein de charme de Paris vous accueillera toujours les bras ouverts alors n’hésitez pas à y faire un tour !

Autres bonnes adresses :

Le BarOurq (68 quai de Loire) 

Le Bastringue (67 quai de la Seine)

Le Cafézoïde (92 bis quai de Loire) 

                                                                                                             Camapima Adagpavi

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Si on vous dit « allons faire une promenade au bord l’eau à Paris », vous pensez que l’on parle forcément de la Seine, n’est-ce pas ?

Contrairement à ce que l’on peut voir dans tous les guides touristiques, les promenades les plus charmantes de Paris ne sont pas celles que l’on vous propose à bord d’un bateau-mouche sur la Seine mais bien celles que vous pourrez découvrir au nord-est de Paris !

Le réseau des canaux parisiens, long de 130 kilomètres, est constitué du canal Saint Martin, du canal de l’Ourq, du bassin de la Vilette et du canal Saint Denis. Malgré sa longueur et le grand nombre de curiosités qui bordent ses berges, nous nous efforcerons de répertorier les lieux les plus intéressants pour votre plus grand plaisir !

Nous commencerons aujourd’hui par une petite promenade au bord du canal Saint Martin.

Construit au début du XIXème siècle, le canal Saint Martin traverse deux arrondissements de Paris : le 10ème et le 11ème arrondissements. Long de 4,5 kilomètres, ce site est classé monument historique depuis le 23 février 1993.

Notre promenade commence à l’écluse des Récollets, quai de Jemmapes sous les majestueux châtaigniers qui bordent le canal, au croisement de la rue du Faubourd du Temple et du boulevard Jules Ferry. L’écluse vous sera peut-être familière si vous avez vu le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain puisque c’est là où Amélie s’amuse à compter les ricochets des cailloux.

Si l’idée vous enchante, vous trouverez rive gauche, au quai de Valmy, un sympathique lieu nommé Chez Prune où vous pourrez profiter en terrasse de la vue et du soleil en journée, à l’heure du petit-déjeuner, déjeuner ou simplement prendre un café dans une ambiance chaleureuse.

En traversant le canal au niveau de la rue de Lancy, vous pourrez admirer le célèbre décor de l’Hôtel du Nord, véritable cliché parisien porté à l’écran par Marcel Carné avec les acteurs Louis Louvet et Arletty en 1938.

À peine aurez-vous le temps de faire quelques pas de l’Hôtel du Nord que vos yeux ne pourront ignorer les trois locaux rose, vert et jaune investis par Antoine et Lili de l’autre côté du canal et vous y ferez une halte. Ne soyez d’ailleurs pas étonné si vous constatez de loin un attroupement au coin de rue suivant, au croisement entre la rue Lucien Sampaix et la rue des Récollets. Cet endroit est très souvent investis par de talentueux artistes, allant du clown de rue aux musiciens bohèmes comme Nadéah.

Un peu plus loin vous trouverez le Jardin Villemin où les places sont très prisées en été du fait du calme qu’il y règne et de son emplacement.

En continuant le long du canal vous passerez au niveau d’une nouvelle écluse rue Eugénie Varlin pour finalement terminer votre promenade au croisement du boulevard de la Villette et de l’avenue Jean Jaurès, métro Jaurès.

Il existe également des croisières touristiques mais il est conseillé de parcourir les berges du canal à pied, ce qui vous permettra de vous arrêter où bon vous semble. Ceci est d’autant plus agréable que dans le cadre de l’opération « Paris respire » organisée par la Mairie de Paris, les berges sont fermées à la circulation tous les dimanches et jours fériés de 10h00 à 20h00 du premier dimanche du mois d’avril au dernier dimanche du mois de septembre (heure d’été) et de 10 h à 18 h du premier dimanche du mois d’octobre au dernier dimanche du mois de mars (heure d’hiver).
Maintenant, il ne vous reste plus qu’à vous jeter à l’eau !

Camapima Adagpavi

« Arrête ! C’est ici l’empire de la mort. », Citation de Jacques Delille inscrite en lettres noires à l’entrée des Catacombes

De quand date ce parcours d’environ deux kilomètres, lieu de naissance des rumeurs les plus fantaisistes (messes noires, orgies, etc.) car situé dans les entrailles de la capitale de France ? Pourquoi a-t-on décidé de combler une partie des carrières souterraines parisiennes avec les cadavres de près de six millions d’individus ? Cet article vous propose d’en découvrir un peu plus sur ce lieu macabre, officiellement dénommé « Ossuaire municipal » et qui représente, avec près de 300 000 visiteurs par an, l’un des sites culturels les plus populaires de la ville-lumière.

L’origine des catacombes remonte au XVIIIe siècle. A cette époque, les quelques 200 cimetières parisiens ne peuvent plus contenir le nombre croissant de cadavres que l’on y dépose. De nombreux problèmes d’insalubrité se développent, particulièrement près des fosses communes : risques d’épidémies, problèmes d’exhalaisons nauséabondes, etc. En 1780, les murs de la cave d’un restaurateur s’effondrent sous la pression des cadavres du Cimetière des Innocents qui juxtapose sa boutique.

En 1785, le préfet de police Lenoir propose, à la suite d’un projet publié à Londres trois ans plus tôt, de déplacer l’ensemble des corps du Cimetière des Innocents au sein des carrières souterraines situées dans le sud de Paris, près de Montrouge et de l’actuelle rue de la Tombe-Issoire. La proposition est acceptée et les travaux d’aménagement commencent immédiatement. Les ossements sont déplacés, le cimetière est quant à lui transformé en marché public.

On donne alors à cette partie des carrières le nom de Catacombes, en comparaison avec les nécropoles souterraines romaines. Près de deux millions de corps provenant des Innocents y sont brutalement déversés dans un puits de service donnant sur les carrières, après avoir été nettoyés et entassés dans des carrioles. Un service religieux leur est toutefois donné tout au long du chemin entre le cimetière et le puits. Jusqu’en 1788, la ville de Paris procède alors au transfert des dépouilles d’autres cimetières parisiens qui seront fermés par la suite.

Entre 1842 et 1860, le transfert reprend et ce n’est pas moins de 800 voitures qui seront nécessaires pour déplacer les cadavres de 17 cimetières et près de 300 lieux de culte divers. On estime à environ six millions le nombre de corps entassés sous la capitale française, créant ainsi la plus grande nécropole visitable au monde.

Car les Catacombes s’ouvrent très tôt à des visites publiques irrégulières (1787), destinées uniquement à l’aristocratie française. Entre 1810 et 1811, de nouveaux travaux d’aménagement ont lieu, programmés par le responsable des services des carrières Louis-Etienne Héricart de Thury, afin de permettre des visites régulières. Plus que des simples consolidations, ces travaux dont la finalité est à la fois artistique et philosophique consistent en la réalisation d’alignement d’ossements et la mise en place de plaquettes en pierre ornées de citations liées à la mort et au macabre. Finalement, l’aspect actuel des Catacombes est très proche de celui de l’époque.

Entre le XVIIIe et le XIXe siècle, de nombreux visiteurs célèbres arpentent ce parcours souterrain tels que François Ier, Empereur d’Autriche, Napoléon III, Oscar II de Suède et le chancelier Bismarck. En 1897, un concert clandestin aura même lieu au sein des Catacombes et 45 des meilleurs musiciens de l’Opéra de Paris y joueront des morceaux tels que la Marche funèbre de Chopin, la Danse macabre Camille de Saint-Saëns ou la Marche funèbre de la Symphonie Héroïque de Beethoven.

En 1983, c’est la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris qui reprend la gestion des Catacombes. En 2002, elle est transmise au musée Carnavalet et devient officiellement un site dédié à l’histoire et à la mémoire de la capitale. Ce dernier est rouvert en 2005, après huit mois de fermeture pour travaux de consolidation. En 2007, de nouveaux travaux ont lieu, cette fois pour améliorer les systèmes de sécurité incendie et de traitement de l’air.

Le saviez-vous ?

Les ossements de nombreuses personnes célèbres résident encore aujourd’hui dans les Catacombes, comme ceux de Rabelais (prêtre, médecin et écrivain de la Renaissance), l’Homme au masque de fer (prisonnier anonyme de la Bastille), Jean-Baptiste Lully (compositeur), Racine (dramaturge), Blaise Pascal (mathématicien, physicien, inventeur, philosophe, moraliste et théologien), Marat (médecin, physicien, journaliste et homme politique), Charles et Claude Perrault (respectivement homme de lettres et médecin et architecte), Danton (avocat et homme politique), Camille Desmoulins (avocat et journaliste), Lavoisier (chimiste, philosophe et économiste) et Robespierre (avocat et homme politique).

Les Catacombes ne représente qu’une infime partie (1,7 kilomètre) du réseau souterrain que constituent les carrières parisiennes creusées pour leur pierre-à-bâtir (environ 280 kilomètres).

On peut trouver une forteresse entière au sein des Catacombes ! Il s’agit en fait de la reproduction miniature de la forteresse de Port-Mahon aux Baléares, une œuvre du carrier Décure, qui y aurait été un temps prisonnier.

La durée de la visite des Catacombes est de 45 minutes. Attention aux personnes souffrant d’insuffisance cardiaque ou respiratoire car le parcours est ponctué de 130 marches à descendre et 83 à remonter.

De manière générale, on appelle « cataphile » toute personne ayant visité les Catacombes. Cependant, pour les experts, les autorités de police et les amateurs, le terme désigne plutôt les individus qui visitent les parties interdites au public (risque de 60€ d’amende) ainsi que les carrières souterraines, elles aussi fermées au public. Ce « mouvement » sera l’un des objets d’étude d’un prochain article consacré au Street Art français.

Guide pratique

Adresse : 1 avenue du Colonel Henri Rol-Tanguy – 75014 Paris

Heures d’ouverture : tous les jours de 10h à 17h, sauf lundis et jours fériés. Fermeture des caisses à 16h.

Conditions de visite et accessibilité : nombre de visiteurs limité à 200 dans le site. En cas de forte affluence, les entrées peuvent être interrompues momentanément.

Tarifs :

Plein tarif : 8€

Tarif réduit : 6€

Demi-tarif : 4€

Gratuit jusqu’à 13 ans inclus

Plus de renseignements sur le site des Catacombes de Paris : http://catacombes.paris.fr/

Quelques liens intéressants :

Article Wikipédia (d’excellente facture en français)
Site officiel des Catacombes de Paris
Sites de cataphiles :
Site un peu ancien mais qui présente de nombreuses photos et vidéos
Site de conseils pour cataphiles en herbe (attention : activité illégale passible d’une amende de 60€ et d’un passage devant le tribunal de Paris)
Site exhaustif mélangeant visite de catacombes et  de carrières
Aide à la visite des catacombes (officiel)

Quelques vidéos intéressantes :

Vidéo de la mairie de Paris
Reportage sur les Catacombes
Sous terre avec les « Cataflics » par le Monde.fr

Si vous venez faire un tour à Paris, que ce soit pour des vacances, un déplacement professionnel ou pour y vivre, il est fort probable que vous ayez à prendre le métro.
Pourquoi ? Et bien parce que Paris a une superficie de plus de 100 km², que les taxis sont chers et désagréables (mais ça, c’est une autre histoire) et donc qu’à moins de vouloir rester dans le même quartier, il vous est impossible de faire Paris à pied.

L’histoire du métro de Paris commence au milieu du XIXe siècle lorsque la ville, de plus en plus paralysée par ses transports en surface, ressent le besoin d’être desservie différemment.
Pendant près d’un demi-siècle, plusieurs projets et débats vont ralentir la prise de décision mais à l’arrivée imminente de l’exposition universelle de 1900, Paris décide de mettre en place un réseau de métropolitain sous la direction de l’ingénieur Fulgence Bienvenüe. Sa toute première ligne, simplement désignée ligne 1, ouvre le 19 juillet 1900 et reliait à l’époque Porte de Vincennes à Porte Maillot, pour pouvoir desservir les Jeux Olympiques de 1900 au bois de Vincennes.

Aujourd’hui, le métro de Paris comporte 16 lignes qui totalisent 215 kilomètres, desservent plus de 300 stations et transporte 4,5 millions de passagers chaque jour. Évitez donc, si vous le pouvez, les heures de pointe, surtout si vous n’êtes pas friand de proximité. En effet, il est parfois difficile d’entrer dans les rames de certaines lignes, surchargées à ces heures-ci, et les parisiens n’hésitent pas à pousser et à se tasser pour pouvoir faire leur voyage.

Le métro de Paris, c’est aussi un style unifié de choix pris lors de sa conception, relevant généralement de l’Art nouveau et respectés dans les réalisations plus modernes ainsi que lors des rénovations. Certaines stations sont même pourvues d’une décoration thématique particulière.
Ainsi, à la station Louvre-Rivoli, la première de ce genre, vous pouvez admirer des copies de chefs-d’œuvre du musée du Louvre. Si cela vous intéresse, vous pouvez également jeter un œil aux stations Arts et Métiers, Bastille, Cluny-La Sorbonne, Hôtel de Ville, Parmentier, Pont Neuf et Tuileries.

Mais le métro de Paris a évidemment un prix : 1,70 euro le ticket simple (12,70 euros le carnet) qui permet un voyage en métro, RER dans Paris, en bus ou tramway. Attention, seules les correspondances métro/RER et bus/tramway sont possibles.  Par ailleurs, il existe également un forfait Paris visite qui permet un usage illimité du ticket pendant le nombre de jours choisis.
Tous ces tickets sont disponibles dans les stations du réseau et les commerces agréés (bar-tabac, points presse).
Pour les personnes désireuses de s’installer sur Paris,  des titres à la semaine, au mois et à l’année mais les conditions d’acquisitions sont différentes.

Cependant, ne soyez pas étonnés de voir des usagers s’employer à l’exercice physique de la fraude.
A Paris, il suffit d’entrer par la porte de sortie, de sauter par-dessus le tourniquet ou de se glisser derrière un usager, avec l’accord de celui-ci. De manière générale, les parisiens sont assez solidaires lors de ces pratiques mais sachez que des contrôleurs, réputés pour le costume vert, peuvent être présents à l’intérieur du métro. Dans ce cas- là, au nombre de dix et bouchant les issues, il est impossible de leur échapper !

Article de Camapima Adagpavi

Liens :

Site de la RATP – métro de Paris

Histoire du métro de Paris

Historique du métro parisien

Fraude dans le métro de Paris vs. métro de Berlin

Qui a-t-il de plus nombreux que les stations de Métro à Paris ?  Ne cherchez pas,  il s’agit des cafés tout simplement.   Il faut dire que son apparition dans la capitale ne date pas d’hier…

Un long passé derrière lui…  

C’est au XVIIème siècle et plus précisément en 1674 qu’apparaît le premier café parisien, rue de Tournon puis rue de l’Ancienne Comédie sous le nom de Café Procope. Lassé des cabarets pleins d’ivrognes qui remplissaient le Paris de l’époque, Francesco Procopio voulu créer en ce lieu un endroit pour les gentilshommes et intellectuels de son temps où le café élèverait leurs esprits et stimuleraient leurs conversations. Dès lors, le café est devenu un phénomène à la mode et en 1700 on en comptait déjà 300 dans la capitale. Le Procope quant à lui restera l’illustration même du café littéraire où se côtoient les philosophes des Lumières, de Diderot à Voltaire en passant par Rousseau et Montesquieu. Cet illustre lieu existe encore sous les traits d’un restaurant gastronomique.

 « Ce café avait une arrière chambre, aujourd’hui historique. C’était là que se rencontraient parfois à peu près secrètement des hommes tellement puissants et tellement surveillés qu’ils hésitaient à se parler en public. C’était là qu’avait été échangé, le 23 octobre 1792, un fameux baiser entre la Montagne et la Gironde…» Victor Hugo, Quatre-vingt Treize

 Un peu plus de deux siècles plus tard, ce sont les artistes, peintres et poètes bohèmes, célèbres écrivains déchus de tous les horizons viennent échanger leurs idées et refaire le monde dans ces mêmes lieux.  Aujourd’hui encore, plusieurs de ces cafés perpétuent cette tradition artistique et littéraire par le biais de prix littéraires.

Des défilés à tous les coins de rue

 L’une des caractéristiques spécifiques du café parisien réside dans sa terrasse. Comme pour assister à un défilé, les chaises sont disposées face à la rue de telle sorte que les clients peuvent voir les passants et que les passants peuvent voir les clients assis. Plus qu’une habitude française, c’est bien à Paris que ce phénomène est le plus présent.

Mais pourquoi est-il si Frenchy ?  

Vous l’aurez compris, le çafé parisien n’est pas un lieu comme les autres. Il est le témoin de l’histoire, la mémoire encore vivante de la richesse culturelle nationale. Lieu de rencontre et de convivialité pour certains, lieu de débat et questionnement pour d’autres. Ce qui est sûr c’est qu’un Parisien se sentirait bien perdu sans son café du coin. Les cafés sont devenus en effet des lieux représentatifs de l’identité nationale qu’il ne faut surtout pas oublier de visiter !

Pour en connaître plus sur l’histoire des cafés et bistrots, cliquez ici.

Les adresses des grands classiques :

Le Procope : 13, Rue de l’Ancienne Comédie, 75006 Paris. Metro Odéon.

Le Café de Flore : 172 Boulevard Saint-Germain, 75006 Paris. Metro Saint-Germain-des-Prés.

Les Deux Magots : 6 Place Saint-Germain des Prés, 75006 Paris. Metro Saint-Germain des Prés.

Un café pour cinéphile :

– Café des Deux Moulins à Montmartre pour revisiter Amélie Poulain : 15 Rue Lepic, 75018 Paris. Metro Blanche.

Un café atypique venu d’Orient :

– Café Maure de la Mosquée de Paris : 39 Rue Geoffroy Saint-Hilaire, 75005 Paris. Metro Censier-Daubenton.

Pour trouver d’autres cafés dans Paris,  cliquez ici.

Article de Camapima Adagpavi

Ces dernières années, une question assassine est venue bouleverser l’un des grands pans de la culture française : qu’en est-il de notre gastronomie française ? Vous savez, cette cuisine reconnue universellement et depuis si longtemps qu’elle représente une institution à nos yeux comme à ceux du reste du monde. Une cuisine qui allie un savoir-faire ancestral à des produits d’une qualité exceptionnelle, à la fois savoureux et goûtus.

Il faut d’abord se demander quelle est véritablement la différence entre gastronomie et cuisine. Par le biais de la cuisine, l’être humain cherche à déterminer les techniques lui permettant de préparer l’ensemble des aliments qui l’entoure. Grâce à la gastronomie, il veut surpasser ces règles et cherche les différents modes de consommation parfaits pour ces mêmes aliments.

Pour ceux qui douteraient encore de la passion qu’éprouvent les français à l’égard de la gastronomie, je ne peux que leur conseiller de faire un simple test : qu’ils se rendent sur la page Wikipédia française consacrée à la gastronomie et qu’ils visitent ensuite ses consœurs anglaise, espagnole, italienne, hollandaise, etc. La comparaison est éloquente. Les français mêlent les mots « art », « science », « luxe » et « philosophie » à un descriptif historique très autocentré, il faut tout de même le reconnaitre. Les autres nationalités proposent quant à elles une description toute sommaire, à l’exception de la version espagnole qui offre aux lecteurs des liens pour découvrir l’ensemble des gastronomies mondiales. N’est-ce pas déjà là, un signe de grande différence culturelle ?

Se demander où en est la gastronomie française, c’est un peu se poser la question de l’état de la culture française. Un peu comme si on faisait le bilan du cinéma français ou du nombre de touristes étrangers qui viennent admirer la tour Eiffel, l’Arc de triomphe, les falaises d’Etretat ou la Côte d’Azur. Se demander où en est la gastronomie française, c’est, finalement, se demander où en est la France.

La grande cuisine n’est plus exclusivement française, on le sait depuis bien longtemps. Les produits de grande qualité peuvent se trouver n’importe où dans le monde (l’art de la nouvelle cuisine est d’ailleurs de savoir les dénicher) et le savoir-faire ancestral est universel, il faut le reconnaître. La cuisine italienne tient bon la barre, l’espagnole n’a jamais été aussi bien réputée, le Royaume-Uni propose un nombre impressionnant d’émissions télévisées consacrées à la cuisine, grâce entre autres, aux chefs Jamie Oliver et Gordon Ramsay (3 étoiles au Guide Michelin). Et les autres pays ne sont pas en reste !

Cauchemars en cuisine

Alors quid de notre grande « bouffe » ? Il est difficile de donner un avis objectif et tranché sur la question. En jetant un œil aux cinq derniers classements de Restaurant Magazine, revue britannique réputée qui publie chaque année une liste des 50 meilleurs chefs cuisiniers du monde, les sentiments sont partagés. En effet, si depuis 2007, la France reste, en moyenne, le pays qui compte le plus grand nombre de restaurants au classement et cela avec une bonne avance sur nos voisins espagnols ou italiens (véritables concurrents en termes de nombre de chefs classés), la première place n’est plus française depuis longtemps.

En 2008, le premier restaurant français se classait 3ème. Pas mal dira-t-on. Oui mais… En 2009, la chute est douloureuse : la première apparition gauloise se fait en 7ème position et stagne autour de la dixième depuis lors (11ème en 2010, 9ème en 2011).

Cette année, la pole position est tenue par un chef… danois ! René Redzepi, chef au restaurant Noma à Copenhague, a obtenu pour la seconde année consécutive la reconnaissance de ses pairs.

La médaille en chocolat

Déjà, les défenseurs de la culture française s’écrient : « Oui, mais nous sommes le premier et seul pays dont la gastronomie est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO, ce n’est pas rien tout de même ! ». Soit, il est vrai que, depuis 2010, notre cuisine est inscrite au patrimoine mondial. Cette initiative avait d’ailleurs été marquée par le soutien notable de la part de nombreux chefs français dans cette démarche : 300 à 400 signatures de chefs, parmi lesquels de nombreuses célébrités (Paul Bocuse, Alain Ducasse, Pierre Troisgros, Marc Veyrat, Michel Guérard …).

« Le repas fait partie profondément de l’identité des Français », explique Jean-Robert Pitte, président de la Mission française du patrimoine et des cultures alimentaires, qui a porté le dossier pendant trois ans. « Ça existe dans bien d’autres pays. Mais nous avons une certaine forme de gastronomie, avec ce mariage mets et vins, cette succession de plats, cette façon de mettre la table, d’en parler, qui sont spécifiquement français ».

Car plus que le contenu de nos assiettes, le comité note avant tout que la gastronomie française relève d’une pratique sociale coutumière destinée à célébrer les moments les plus importants de la vie des individus et des groupes. Et c’est là que le bat blesse. En quoi un repas espagnol, italien, allemand, anglais ou de toute autre nationalité ne relève pas d’une pratique sociale identique à celle décrite ci-dessus. Il faut bien se l’avouer, ce classement au patrimoine, n’importe quel pays pourrait l’obtenir sur simple demande.

Le sot-l’y-laisse

Pourtant, en y regardant de plus près, il serait idiot de tracer un trait définitif sur la réputation de notre cuisine et sur sa représentation dans le monde.

Le Monde a publié en 2009 une enquête réalisée par ses soins auprès de diplomates de France à travers le monde. 110 ambassadeurs ou chefs de missions diplomatiques ont répondu à 165 questions portant sur la présence de la cuisine française dans le pays où ils se trouvent. 66% d’entre eux estimaient alors que notre cuisine restait une référence vivante et 13% qu’elle était porteuse d’avenir. Selon 80% d’entre eux, celle-ci représente une « image de référence » mais 10% notaient qu’elle était « prestigieuse mais passéiste ».

La donnée particulièrement intéressante est celle du nombre de restaurants français dans les pays de résidence des ambassadeurs. Pour 66%, celui est resté « stable » ces trois dernières années et 30% indique même une augmentation. 41% de ces établissements sont tenus par des chefs français ou des individus du pays formés en France (29%).

Cette étude se conclue sur la présence des produits gastronomiques français qui sont largement représentés (dans 94% des cas), avec sans surprise, une présence majoritaire des vins (38%), des produits de  boulangerie (33%) et pour finir de l’épicerie fine (29%).

Le constat est donc plutôt positif et rassurant.

Un goût amer

Malgré cela, quelques individu continuent à pourchasse la cuisine française, à l’instar de l’américain Michael Steinberger qui, dans son enquête La cuisine française, un chef-d’œuvre en péril, passe au hachoir la grande cuisine français. « Fatigués », « figés », « crispés », les cuisiniers en prennent plein la poire. Il n’est malheureusement pas le seul à faire ce constat. On espère malgré tout qu’il ne s’agit là que d’une passade et pas d’un reflet de la mentalité française, mondialement connue pour sa capacité à se replier sur soi-même, à rester sur ses acquis et à s’auto-congratuler.

Quelques liens intéressants :

Site de la revue Restaurant Magazine
Liste des « 50 Best Restaurants » de Restaurant Magazine
Article sur les « 50 Best Restaurants »
Article du Figaro sur la réputation de la cuisine française dans le monde
Entretien avec Michael Steinberg
Entretien avec Alexandre Cammas, créateur du Grand Fooding
Article du Figaro sur l’inscription de la gastronomie française à l’Unesco
Texte d’inscription du repas gastronomique français à l’Unesco
Article sur la meilleure cuisine européenne
 

Vidéo de Frédéric Lefebvre, secrétaire d’état chargé du Tourisme, sur la gastronomie française

 

Avant d’aller voir un match, il faut d’abord se procurer le précieux sésame qui vous permettra de franchir les portes du stade : le billet. Si en Angleterre, il est indispensable de passer par le marché noir pour dégoter des billets pour assister à un match d’une équipe du Big 5 (Manchester United, Liverpool, Arsenal, Chelsea et Manchester City), voire pour des matchs d’équipes plus modestes contre les équipes citées précédemment, cette tâche s’avère nettement plus simple en France. En effet, en achetant ses billets sur internet le jour de l’ouverture des locations ou en attendant patiemment devant les guichets du stade, il est la plupart du temps possible de trouver des billets, et ce même pour les plus grandes affiches du type Paris Saint Germain – Marseille ou Olympique Lyonnais – Lille.

En effet, il n’existe pas un stade en France où tous les sièges sont occupés par des abonnés à l’année et la fréquentation ainsi que le taux de remplissage des stades sont bien inférieurs à la moyenne anglaise. Cette fréquentation moindre est notamment due à la culture footballistique française, plus « suiveuse » que la culture anglaise. Il semblerait que le football en France ait été inventé en 1998, après la que l’équipe France a remporté la coupe du monde. Si le football en France n’avait pas suscité autant d’intérêt auparavant, c’est également en raison des piètres performances des clubs français en coupe d’Europe (1 seule Ligue des champions remportée par Marseille en 1993 et une seule Coupe des coupes gagnée par le Paris-Saint-Germain en 1996)  et du maigre palmarès de l’équipe nationale (un seul championnat d’Europe remporté en 1984). Il faut également ajouter que la France possède l’image d’une nation de « beautiful losers » en matière de football. Les clubs français ou l’équipe nationale sont souvent arrivés près du but, sans pour autant l’atteindre (se souvenir des finales de Coupe d’Europe perdues par Reims, Saint-Etienne, Marseille, Bordeaux, le Paris Saint-Germain, Monaco, Bastia mais également du grand « drame » du football français : France-RFA à Seville, en demi-finale de la coupe du monde 1982. Les français menaient 3 buts à 1 durant les prolongations avant de se voir rejoints et de finalement perdre la rencontre aux tirs au but). C’est pourquoi l’exploit de 1998 généré un engouement et un intérêt pour ce sport sans précédent. Intérêt qui a bien diminué depuis, en raison des déboires de l’équipe de France à l’Euro 2008 et à la coupe du monde 2010. Du coup, la fréquentation des stades s’en ressent énormément.

Le football en Angleterre occupe une place autrement particulière. Tout d’abord, ce sont les anglais qui ont codifié les règles de ce jeu. Ensuite l’Angleterre possède le plus vieux championnat du monde, crée au 19e siécle, la plus vieille compétition à élimination directe du monde (la FA Cup), la plus vieille fédération, la plus vieille sélection nationale et le plus vieux club de football professionnel : le Sheffield FC. Le palmarès de l’équipe nationale a beau être maigre (1 seule coupe du monde en 1966), celui des clubs est ahurissant. Pour se donner une idée, le club de Nottingham Forest a remporté à lui seul deux fois plus de Ligues des champions (appelée Coupe des champions à l’époque) que l’ensemble des clubs français. Last but not least, les anglais restent fidèles à leur équipe, qu’elle se trouve sur le toit de l’Europe ou dans les bas-fonds de la huitième division professionnelle.

En ce qui concerne le prix des places, force est de constater que l’écart est conséquent entre la France et l’Angleterre. Cette différence s’explique par la hausse des prix stratégiquement orchestrée dans le but de lutter contre le hooliganisme, qui a gangréné le football anglais, notamment durant les années 80. L’exemple le plus tragique de ce phénomène est le drame du Heysel, qui a eu lieu le 29 mai 1985. Ce jour-là, Liverpool affrontait la Juventus de Turin en finale de la coupe d’Europe des clubs champions et 39 personnes perdirent la vie après une charge des supporters anglais sur leurs homologues italiens. Dès lors, des mesures drastiques ont été prises, à commencer par une hausse significative du prix des billets afin de débarrasser les stades anglais des hooligans, en présumant que ces derniers appartenaient aux classes les plus modestes. C’est pourquoi il vous faudra débourser au minimum 35 Livres sterling (42 euros)  pour assister à un match de Premiership (l’équivalent de la L2 française) et 45 Livres  (54 euros) pour un match de Premier League (soit la L1 française).

En France, en revanche, nous n’avons pas encore assisté à de telles mesures  pour contrer le hooliganisme, bien que les interdictions de stade aient été instaurées depuis quelques années, et les prix sont donc bien plus abordables. Ainsi, si vous voulez aller voir un match, il vous faudra débourser au minimum 8 euros pour un match de L2 et 15 euros pour un match de Ligue 1. Cependant, en vue de l’organisation du Championnat d’Europe des Nations en 2016 par la France et en raison de la vague de construction et de rénovation des stades qui a suivi, il est évident que ces prix vont augmenter afin de permettre aux clubs et aux villes de rembourser les investissements entrepris.

Une fois la place achetée, vous pouvez entrer dans le stade. Et le spectacle dans les tribunes en France n’est pas le même qu’en Angleterre. En effet, les groupes de supporters français sont très largement influencés par le mouvement « ultra », qui provient des pays comme l’Italie ou la Grèce. Ainsi, ne soyez pas étonné de voir les supporters se servir de fumigènes (bien que leur utilisation soit interdite dans l’enceinte du stade) ou organiser ce que l’on appelle des tifos, qui sont des animations visuelles visant à montrer leur soutien au club qu’ils soutiennent. Ces tifos peuvent prendre la forme d’immenses banderoles, d’animations réalisées avec des feuilles de couleur ou par le jet de papier sur la pelouse. Dans la plupart des stades français, les groupes de supporters se trouvent dans les tribunes qui se trouvent derrière les buts (appelées virages selon la configuration des stades) et encouragent en général leur équipe pendant toute la durée du match. Ils restent debout contrairement aux autres spectateurs qui sont assis.

En Angleterre, du fait des restrictions instaurées pour lutter contre le hooliganisme, ce type d’activité est proscrit. En effet, le simple fait de lancer un papier sur la pelouse est rendu impossible depuis 1991 et l’entrée en vigueur du Football Offences Act. De plus, il est parfois même impossible aux supporters, comme c’est le cas à Villa Park, l’antre du Aston Villa FC, de rester debout (sauf bien évidemment quand un but est inscrit), et ce, afin d’éviter les débordements. Les supporters anglais se contentent donc de chanter en chœur à la gloire de leur équipe.

Enfin, s’il vous vient l’envie de vous désaltérer, il faut savoir qu’en France, la vente d’alcool n’est pas interdite dans les enceintes qui accueillent les rencontres de championnat. Le prix d’une bière est certes élevé, mais rien ne vous empêche de siroter votre mousse en regardant tranquillement le match. En Angleterre, la vente d’alcool est bannie dans la plupart des stades,  afin d’éviter bien entendu d’encourager les comportements violents de certains supporters. Si jamais il est possible de se procurer de l’alcool dans un stade, cela n’est possible qu’à la mi-temps d’un match, comme c’est le cas au sein de Villa Park ou de Saint-Andrews, qui abrite les rencontres du Birmingham City FC.

Le hooliganisme en Angleterre

Le football en Angleterre

Palmarès de la Ligue des Champions

Le hooliganisme dans le football

Drame du Heysel

France – RFA 1982:

Source : youtube

Exemples de tifo dans un stade français :

Source : youtube


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